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4e licence 3G : le syndicat d'Orange a peur pour l'emploi

Zero délocalisation

Free est donc le quatrième opérateur mobile français à disposer d’une licence 3G. La CFE-CGC/UNSA, syndicat de France Télécom, vient à l’instant de réagir à cette nouvelle. Pas forcément contre l’arrivée de Free sur ce marché, le syndicat milite depuis un moment pour que tous les opérateurs (Orange comme Free) pensent à l’emploi.

Les délocalisations des centres d'appels


centrapel free hotline temps d'attente xavier niel« Le communiqué de l’ARCEP ne dit pas un mot sur les conséquences en terme d’emplois (sic) » déplore la CFE-CGC/UNSA. « La réaction des opérateurs mobiles existant est déjà palpable. La délocalisation de leurs centres d’appels s’accélère » constate amèrement le syndicat.

La solution ? « La CFE-CGC/UNSA demande une législation interdisant les délocalisations aux opérateurs exploitant des licences en France. » Tout simplement. Une missive aux membres du gouvernement a ainsi été envoyée « afin qu’ils présentent un projet de Loi dans les meilleurs délais ».

La CFE-CGC/UNSA en profite pour mettre en garde le gouvernement et la population. Ainsi, d’après le syndicat, quatre opérateurs mobiles dans un pays n’est pas viable, citant pour exemple le Royaume-Uni, avec la fusion entre T-Mobile et Orange. Mais c’est oublier que ce pays passe de cinq opérateurs à quatre, et que certains pays comme l’Autriche et la Suède comptent quatre ou cinq opérateurs mobiles.

Une baisse de prix uniquement pour les zones à forte densité


Autre problème selon le syndicat, « il convient également de noter que la baisse des tarifs qui peut accompagner l’arrivée d’un nouvel entrant s’exerce essentiellement dans les zones à forte densité de population. Les zones rurales, plus coûteuses à équiper, ne font jamais partie des priorités de ces nouveaux acteurs, qui cherchent à rentabiliser rapidement leur implantation sur le marché. »

Un argument qui peut se comprendre, même si les futurs accords que liera Free avec les actuels détenteurs d’un réseau mobile devraient permettre aux zones à faible densité d’être reliées à Free Mobile. L’ARCEP veillera de toute façon à un déploiement rapide.

Quant à l’emploi, la CFE-CGC/UNSA craint une perte de 10 000 emplois supplémentaires (après la perte de 28 000 emplois ces dix dernières années) à cause de l’arrivée de Free Mobile.

« Bouygues Télécom ayant annoncé son intention de délocaliser. SFR a déjà vendu à Téléperformance ses centres d’appels en vue de faciliter leur délocalisation. Les délocalisations à France Télécom ont été identifiées comme une des sources du malaise sociale. Free a aussi ouvert des filiales dans les pays du Maghreb pour répondre à ses clients. »

Les consommateurs sont aussi des employés


Le syndicat conclut : « Certes l’intérêt du consommateur que nous sommes tous doit être justement défendu. Mais la plupart de ces consommateurs sont également des salariés ».
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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Publiée le 18/12/2009 à 10:29

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