S'identifier / Créer un compte
  • Actualités
  • Dossiers
  • Tests
  • Commentaires
  • INpactiens
Publicité

Google améliore ses outils pour plaire aux journaux payants

Pour ne pas que meurt doc

Les menaces de Rupert Murdoch de quitter Google News commencent à payer. Google vient en effet de réaliser une mise à jour de First Click Free (FCF), programme destiné aux webmasters et leur permettant d'autoriser Google à indexer un contenu normalement restreint. « Le but est de protéger votre contenu tout en permettant son inclusion dans l'index de recherche » résume parfaitement Google.

Limiter les défauts du First Click Free


Google News Actualites Seul problème, assez gênant pour les sites payants, « pour mettre en œuvre First Click Free, vous devez autoriser les internautes qui trouvent un document sur votre site à l'aide d'une recherche Google à en consulter le texte intégral même s'ils ne sont pas inscrits ou abonnés ».

En somme, pour accéder gratuitement à l'intégralité des articles de certains sites payants, il suffit de copier le titre de l'article en question et de le coller sur Google. Les plaintes du milliardaire Murdoch sont notamment liées à ce système, jugé comme une forme de "piratage".

Afin d'éviter ce genre de contournement, Google permet désormais aux webmasters de limiter l'accès à leurs articles à cinq accès gratuits par jour. Et cela concerne autant Google News que son moteur de recherche.

Les journaux payants ont le choix...


Mais le géant du Web veut aller plus loin pour ne pas perdre certains médias. Il compte indexer les pages previews qui lui seront accessibles en proposant strictement le même contenu qu'un non abonné. En somme, Google référencera ses pages comme n'importe quelle autre page, sans pour autant en proposer l'intégralité gratuitement, contrairement au First Click Free. Et leur classement dans Google Actualités sera similaire aux articles gratuits. Seule différence, Google "étiquettera" ces articles dans son agrégateur d'actualités en tant qu'abonnement (subscription).

Google propose donc deux systèmes aux journaux payants afin d'attirer des lecteurs via ses services, tout en ménageant leur business model.

... un accès gratuit limité, une preview ou... se désindexer


Cependant, une troisième solution existe pour les jusqu'au-boutistes comme Rupert Murdoch : bloquer et donc empêcher le référencement des articles. Si ce système est possible depuis bien longtemps, il est aujourd'hui simplifié et amélioré. Désormais, les webmasters peuvent décider (via le fameux robots.txt) si leurs articles ou photos peuvent être présents ou non dans Google News. Ou Google. Ou les deux. Il sera même possible de proposer juste des extraits sur un service (Google News par exemple) et pas l'autre (le moteur de recherche). Ou vice-versa, et son contraire. Vous avez compris...  

Selon Google, plus de quatre milliards de clics sont envoyés via ses services aux sites d’actualités (environ trois milliards depuis Google et un milliard depuis Google News). Cela représente des centaines de millions de visiteurs, et donc des millions d'euros en jeu pour les 25 000 médias présents sur Google Actualités. Se désindexer de ce géant n'est donc pas sans conséquence financière, à moins qu'un moteur de recherche concurrent compense ces pertes.

Google en est d'ailleurs parfaitement conscient : « La plupart des gens mettent leur contenu sur le Web parce qu'ils veulent être trouvés, donc très peu choisissent d'exclure leur contenu de Google. Mais nous respectons les désirs des éditeurs. Si les éditeurs ne veulent pas que leurs sites Web apparaissent dans les résultats de recherche ou Google News, nous voulons leur donner des moyens simplifiés pour les retirer. »

Google veut garder sa philosophie


Reste que Google tente au maximum de garder intacte sa politique anti-cloaking, système qui consiste à ce que l'utilisateur voit un contenu différent de ce que son robot d'indexation (crawler) aperçoit. Or Google n'apprécie guère ce concept. Si son robot voit un article intégralement, l'utilisateur doit voir exactement le même contenu, ceci afin de ne pas susciter de déception en cliquant sur le lien proposé par le moteur de recherche. C'est sa politique, et Google compte bien s'y tenir un maximum. Le First Click Free répondait à cette volonté, même si la limitation à cinq articles par jour est une sorte de concession. Les deux autres systèmes expliqués plus haut (le zéro référencement et la version preview indexée) répondent par contre à cette pensée anti-cloacking.

Mais tout ceci suffira-t-il à contenter les éditeurs de journaux en ligne ?
Source : Google
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

Google+

Publiée le 03/12/2009 à 10:55

Soutenez l'indépendance de Next INpact en devenant Premium

  • Tout le contenu de Next INpact sans pub
  • Et bien plus encore...
;