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ADSL : Orange recrute seulement 28,5 % des nouveaux abonnés

La fin d'une ère ?

Nouvelle Orange Livebox octobre 2009France Télécom (Orange) a publié la semaine dernière ses derniers résultats financiers. L'occasion de faire le point sur ses finances, ses clients, et ses emplois.

Financièrement, le groupe français annonce un chiffre d'affaires de 38,14 milliards d'euros pour les trois premiers trimestres de l'année, en baisse de 4,3 %. Si la France est en hausse (+0,3 %), le Royaume-Uni (-15,5 %) et surtout la Pologne (-27,6 %) ont fortement reculé. Or ces deux marchés sont les plus importants pour France Télécom, en compagnie de l'Espagne.

Pour le troisième trimestre uniquement, l'opérateur historique divulgue un chiffre d'affaires de 12,686 milliards de dollars (-6,4 %), en chute partout, que ce soit en France (-1,6 %), en Espagne (-4,7 %), au Royaume-Uni (-15,3 %) ou en Pologne (-29,3 %).

France Télécom dans le monde (3ème trimestre 2009)

  • Clients Monde : 189,1 millions (+6,6 % ; +11,7 millions en un an)
  • Clients mobile (hors MVNO) : 128,8 millions (+9,5 % ; +11,2 millions)
  • Clients mobile avec forfaits : 47,497 millions (+3 millions de clients en un an)
  • Clients mobile 3G : 24,5 millions (+9,15 millions de clients en un an)
  • Clients MVNO en Europe : 3,8 millions (+1 million)
  • Clients ADSL : 13,4 millions (+6 %)
  • Clients TV numérique (ADSL et satellite) : 2,9 millions (+67 %)
  • Clients Téléphonie IP : 7,3 millions (+22 %)
  • Livebox : 8,5 millions de clients abonnés (+14 %)

France Télécom en France (3ème trimestre 2009)

  • Clients mobile (hors MVNO) : 25,354 millions (+3,4 %)
  • Clients mobile avec forfaits : 17,560 millions (+6,1 % ; soit 69,3 % des clients)
  • Clients mobile 3G : 12,603 millions (+530 000 en trois mois)
  • Clients MVNO : 2,1 millions (+25,4 %)
  • Revenu moyen mensuel par abonné mobile : 33,16 €
  • Clients ADSL : 8,763 millions (+8,5 % en un an ; +124 000 en trois mois)
  • Clients TV numérique (ADSL et satellite) : 2,547 millions (+59 %)
  • Clients TV d'Orange Foot et Cinéma : 596 000 (+203 000 en trois mois)
  • Clients TV d'Orange via satellite uniquement : 416 000
  • Clients Téléphonie IP : 6,580 millions (+241 000 en trois mois)
  • Livebox : 7,154 millions de clients abonnés (+163 000 en trois mois)
Point intéressant, après avoir recruté 99 000 abonnés dans l'ADSL lors du deuxième trimestre, soit plus qu'Iliad (Free et Alice), mais moins que SFR, Orange a cette fois recruté 124 000 abonnés, sur un total de 435 000 de nouveaux abonnés tous FAI confondus. Orange a donc capté environ 28,5 % de part de marché sur ce trimestre. C'est certes plus qu'il y a trois mois (26 %), mais bien loin des 50 % (voire parfois plus) de PDM réalisés par l'opérateur historique ces dernières années. 2009 serait-elle une année de transition ?

Reste à savoir comment les 228 000 abonnés restants se sont répartis. SFR sortira-t-il à nouveau son épingle du jeu ? Iliad arrivera-t-il à redresser la tête ? Réponse dans les semaines à venir...

Enfin, le syndicat CFE-CGC/UNSA France Télécom (Orange) a analysé les résultats de son groupe, tout en rebondissant sur l'anonce de leur patron mi-octobre dernier. Didier Lombard dévoilait en effet au Figaro 14 000 départs dans les trois ans à venir.

Le communiqué du CFE-CGC/UNSA (gras et soulignés originaux)

Les annonces faites par la Direction sont particulièrement inquiétantes :
  1. chiffre d'affaire en baisse à l'international,
  2. nouvelles mesures d'économie
  3. effondrement de l'investissement
  4. maintien de la politique de dividende
Seule nouvelle réconfortante, le relatif maintien de l'activité en France.

Une stratégie internationale en échec. La France vache à lait du groupe


Trimestre après trimestre la Direction justifie les résultats moyens par l'effondrement de tel où tel pays. Cette fois ci c'est la Pologne et le Royaume Uni où le CA contributif s'effondre. Les taux de change n'expliquent pas tout.

Force est de constater que pour un groupe qui réalise 50% de son CA à l'étranger, la quasi absence de dirigeants étrangers tant au Comex que d'administrateurs laisse perplexe. Est il raisonnable que dirigeants opérationnels français soient aussi en charge de pays aussi important que l'Espagne ou la Pologne ?

Il était prévu de confier à Stéphane Richard la gestion de l'International. La crise morale que traverse France Télécom en France a conduit à ce qu'il en soit autrement.

La France continue à être la vache à lait du groupe. Elle reste le principal contributeur aux bénéfices du groupe.

Nouvelles mesures d'économie : les salariés français premières victimes


Pour maintenir son niveau de cash-flow organique à 8 milliards, la Direction de France Télécom vient d'annoncer un nouveau plan d'économie.

Didier Lombard annonçait dans le Figaro du 17 octobre 14 000 départs sur 3 ans.


Alors que France Télécom traverse une grave crise sociale, la Direction reste aveugle et entend une nouvelle fois se servir des salariés français comme variable d'ajustement.

Effondrement de l'investissement


Alors qu'à issue des résultats du 2e trimestre, la direction annonçait un niveau de l'investissement à 12% du CA, elle y renonce. Sur les 9 premiers mois l'investissement chute à 9,6% du CA.

C'est la triste démonstration que la Direction actuelle de France Télécom n'a aucun projet industriel.

Ce n'est pas en réduisant l'investissement que l'on prépare l'avenir.


Maintien de l'extravagante politique de dividende


La Direction a annoncé le maintien de la politique de dividende élevé. Le niveau de bénéfice que cela impose obligera la Direction à poursuivre sa politique court-termiste

La CFE-CGC/UNSA demande au Conseil d'administration et aux actionnaires


- La baisse immédiate du niveau des dividendes (à 0,5 euros au lieu de 1,40 actuellement), qui saignent actuellement l'entreprise, au détriment de l'investissement et du désendettement. Cette baisse permettra une réduction des frais financiers de 150 millions d'euros par an. 150 millions c'est le coût de 3 000 emplois de sauver par an en maintenant le même niveau de bénéfice.
- L'arrêt de la distribution de stock-options, qui a dévoyé le management de l'entreprise : les yeux rivés sur les cours de bourse, les plus hauts dirigeants en sont devenus incapables de piloter l'entreprise en tenant compte du facteur humain.

La CFE-CGC/UNSA rappelle qu'elle a demande également à l'État
de prendre toutes ses responsabilités dans l'organisation d'un marché des télécommunications qui profite à l'intérêt national, et notamment de légiférer sans attendre pour :

- Interdire les délocalisations à tous les opérateurs exploitant des ressources appartenant au patrimoine national, telles que les fréquences radios mises en concession au travers des licences 3G.  Si une telle mesure s'applique à l'ensemble des opérateurs, il n'y aura pas distorsion de concurrence. Cela permettra en revanche de retrouver 15 à 20 000 emplois en France, particulièrement nécessaires en période de crise.
- Mettre en place un cadre réglementaire stable et réaliste pour le déploiement de la fibre, assurant aux entreprises qui prennent le risque d'investir qu'elles ne seront pas pénalisées. Il faut permettre à France Télécom de faire ce qu'il a fait pour le déploiement de l'ADSL, et calquer l'organisation du marché de la fibre optique sur un modèle similaire. Ce nouveau réseau doit se mettre en place pour plusieurs décennies, il sera une infrastructure essentielle pour l'économie française : il ne doit donc pas être considéré comme le terrain d'expérimentation de modèles hasardeux.

La CFE-CGC/UNSA exige un changement de stratégie. Elle milite pour véritable projet où la stratégie industrielle garantissant la pérennité de l'entreprise prend le pas sur les stratégies financières de court terme où les bénéfices sont véritablement partagés entre les salariés et les actionnaires. 
Source : France Telecom
Publiée le 02/11/2009 à 15:57

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