Adresse IP : quand l'Angleterre accuse des innocents de piratage

Faut bien trouver des responsables, non ? 132
Pirates des CaraibesLa phobie du piratage provoque parfois quelques dégâts collatéraux inédits : une vingtaine d'internautes a ainsi été accusée à tort d'avoir partagé illégalement des jeux vidéo via des réseaux de P2P en Angleterre. Des accusations fausses clament-ils, mais pour lesquelles les utilisateurs encourent des amendes, suite à une poursuite judiciaire, allant jusqu'à 665 livres sterling.

La société juridique ACS Law a fait parvenir près de 6000 lettres d'avertissements, au nom d'entreprises telles que Reality Pump et Topware Interactive, qui détiennent les droits de jeux, comme Two Worlds ou Dream Pinball.

Car le gouvernement anglais tient à sévir contre les pirates, et a récemment publié un rapport affirmant que les contrevenants seraient désormais poursuivis devant les tribunaux. Sauf que la rédactrice en chef du magazine Which? qui a dévoilé l'affaire se pose de sérieuses questions quant à la pertinence de ces actions.

En effet, l'identification des auteurs de piratages reste encore sujette à quelques approximations qui posent des internautes innocents dans la place de victimes destinées à l'autel. Un logiciel de surveillance piste en effet les adresses IP, lesquelles sont envoyées au tribunal qui par ordonnance réclame au Fournisseur d'Accès concerné qu'il révèle l'identité de l'abonné.

Selon l'ISPA, ce processus comporterait des irrégularités, attendu que les logiciels ne sont pas fiables à 100 % et leur efficience est sérieusement mise en cause. L'an passé, un couple d'Écossais avait reçu une telle lettre les avertissant qu'ils avaient piraté quelques contenus.

Réponse des intéressés : « Nous ne savions même pas ce que Peer to Peer signifiait avant de recevoir la lettre. »

Par Nicolas.G Publiée le 02/07/2009 à 10:55 - Source : Which?
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