La grippe porcine effraie le monde et sert les cybercriminels

Après le phishing, la pèche à la truie 112
médicamentsToujours à l'affût des mauvais coups, les cybercriminels surfent sur la vague de grippe porcine, qui aujourd'hui sévit, pour lancer un virus informatique qui profite de l'ambiance paranoïaque actuellement en cours, ou encore des faux sites appelant aux dons.

Selon les chiffres révélés par la firme F-Secure, une liste de 146 sites a été recensée, qui proposent charitablement au naïf de verser de l'argent pour sauver les enfants du Mexique, ou encore d'acheter des médicaments pour se prémunir de la contamination, voire des faux guides de survie en cas de pandémie mondiale.

McAfee et Symantec relèvent de leur côté une augmentation massive de pourriels destinés justement à promouvoir l'achat de médicaments ou proposant des campagnes de dons. Bien évidemment, les données bancaires ainsi collectées ne serviront pas les desseins du courriel.

En outre, le spamming se diversifie, en s'attaquant aux célébrités : ainsi, Madonna, Britney Spears, voire même tout Hollywood seraient contaminés. Cisco IronPort estime que 4 % du spam mondial est dû à la grippe porcine.

La firme japonaise Inmi a elle averti qu'un email contenant une pièce jointe traitant de la grippe porcine et se présentant comme un dossier complet pour comprendre les enjeux de ce virus n'est autre qu'un virus informatique, dont on ne connaît cependant pas encore les conséquences ni les dommages qu'il peut entraîner. Un courrier qui se veut préventif, puisqu'au Japon, aucun cas n'a pour l'heure été recensé. Bien évidemment, cliquer sur la pièce jointe du courriel entraînera l'installation d'uné véritable menace sur sa machine.

Alors que l'Organisation mondiale de la santé a relevé son niveau d'alerte de 4 à 5 sur une échelle allant à 6 maximum, et qu'un premier enfant est mort aux États-Unis, la consultation du net pour obtenir des informations va probablement faire enfler le phénomène.

Enfin, signalons que Twitter pourrait largement servir la cause des cybercriminels, puisqu'une sorte d'hystérie semble s'être emparée du réseau social. Des rumeurs les plus folles circuleraient de tweets en tweets et les autorités craignent une campagne de désinformation massive des internautes.

Les médias font de leur mieux pour ne pas rendre la situation paniquante auprès du public, mais les réseaux sociaux sont difficilement contrôlables...
Publiée le 30/04/2009 à 11:09
Publicité