Dell : ses ventes et son bénéfice s'écroulent

Et c'est pas la Commedia dell'arte 127
Catastrophique. Le dernier trimestre de l'année 2008 a pour le moins été catastrophique pour bien des entreprises de la planète, plombant par là même leur année complète. Dell ne déroge pas à la règle, avec un piteux dernier trimestre fiscal, malgré un léger décalage d'un mois (son trimestre fiscal commence le 1er novembre et finit le 30 janvier). Avec un chiffre d'affaires en baisse de 16 % et un bénéfice divisé par deux, il n'y a en effet pas de quoi fanfaronner.

Dell LogoDell, deuxième fabricant d'ordinateurs dans le monde derrière son compatriote américain Hewlett-Packard et à un cheveu devant le Taiwanais Acer, a ainsi dévoilé son dernier bilan financier. Avec 13,428 milliards de dollars de chiffre d'affaires au dernier trimestre, contre 15,989 milliards de dollars l'année précédente (-16 %), Dell a tout de même vu ses résultats chuter de 2,5 milliards de dollars. La faute à une très faible demande, que ce soit en Amérique (-23 % des ventes en unités), son marché principal, ou en Europe (-19 %). Enfin, du côté des bénéfices, Dell annonce 351 millions de dollars, contre 679 millions auparavant (-48 %).

Globalement, sur toute l'année fiscale 2008, grâce à ses neuf premiers mois positifs, Dell limite les dégâts. Son chiffre d'affaires d'une année sur l'autre est ainsi stable (60,1 milliards de dollars), tandis que son bénéfice régresse tout de même de 16 %, atteignant 2,478 milliards de dollars. Cela s'explique notamment par le recul de sa marge brute (17,9 %, -1,1 point en un an).

On notera que ses dépenses en Recherche & Développement ont progressé de 9 % (663 millions de dollars), et que ses revenus tirés des secteurs ordinateurs portables, stockages, logiciels et services ont crû de 7 à 8 % en un an, tandis que le secteur des ordinateurs fixes s'est écroulé de 12 %.

Le continent américain, avec 47 % de son chiffre d'affaires (-2 points), reste toujours aussi dominant, suivi par la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) avec 22 % et l'Asie Pacifique avec 12 % (pourcentages stables). Les bénéfices de la région EMEA se sont par contre écroulés, contrairement aux autres régions du globe.
Par Nil Sanyas Publiée le 27/02/2009 à 12:23
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