Hadopi : la Quadrature du Net en appelle au black-out du net

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Afin de marquer une opposition « visuelle » au projet Création et Internet, la Quadrature vient de lancer appel aux citoyens qui le veulent à procéder un « black-out de leurs sites, blogs, profils, avatars, etc. ».

Car « pour protester contre cette loi imbécile et sa liste blanche » de sites autorisés, le Net français doit agir et se draper de noir. L’initiative est calquée sur l’exemple de la Nouvelle-Zélande qui a finalement repoussée ses projets « grâce à une mobilisation massive, durant laquelle le web néo-zélandais a procédé à son « black-out » volontaire » souligne la Quadrature qui veut marquer « un signal fort qui illustre la bêtise et la dangerosité de cette loi. La "riposte graduée" fera condamner des innocents, sans preuve valable et sans procès. Elle ne fera pas gagner un centime de plus aux artistes et ne changera rien aux problèmes stratégiques et structurels à l'origine de la crise que traversent les industries qui la demandent. »

Ainsi, la Quadrature presse tous ses soutiens, individus et collectifs, et plus globalement ceux qui sont opposés au texte à s’armer d’un pinceau trempé dans un liquide noir ébène.
  • Peindre leurs sites, blogs, profils, courriers, commentaires ou avatars de noir du « black-out », au besoin en utilisant les images mises à leur disposition
  • Afficher un message expliquant les motivations de cette protestation contre une loi absurde, inapplicable et dangereuse qui met en péril le web français, et les libertés fondamentales.
  • Faire un lien vers le « tableau de bord HADOPI » de La Quadrature du Net.
  • Contacter son député pour lui annoncer que l'on a procédé au « black-out » de son espace sur le Net pour protester contre la loi « Création et Internet », lui transmettre le dossier de La Quadrature6 et lui demander ce qu'il en pense.
  • Inviter ses proches et ses contacts à faire de même.
« Cet appel est un hommage rendu aux citoyens néo-zélandais qui ont pu faire entendre la raison à leur gouvernement. Il s'agit d'un remix, d'une réappropriation d'une idée qui, comme la culture, n'existe que pour être partagée. Ce sont ceux qui traitent leurs clients de " pirates " et les députés qui votent leurs lois qu'il faudrait déconnecter !»
Publiée le 26/02/2009 à 17:51
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

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