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Affaire Numericable : suite et droit de réponse de l'opérateur

La vérité est ailleurs

Suite à nos précédentes actualités au sujet du câblo-opérateur et de ses problèmes avec certains de ses salariés (1 % de l'effectif environ, principalement des vendeurs à domiciles), Numericable a souhaité rétablir certaines vérités, notamment après les propos de Desobeir.net.

Des propos diffamatoires

Numericable pete un cableCe dernier affirmait notamment que : « Accélérant à une vitesse élevée sur le parking de l'entreprise, le véhicule conduit par le collaborateur de M. Danon heurte Patrick Berol, lui écrasant la jambe et lui infligeant une fracture ouverte du tibia péroné. La police et les premiers secours arrivent rapidement sur les lieux, tandis que les autres membres de la direction de Numéricable (notamment M. Gérolami, numéro 2, et Mme Luciani, Directrice des Ressources Humaines) font fermer les volets pour empêcher leurs salariés de continuer de regarder l'accidenté hurlant. Aucun d'eux ne se présentera au secours du malheureux. »

D'après Antoine Boulay, porte-parole de Numericable, qui a contacté PC INpact, ces informations sont diffamatoires : « Les circonstances étaient des plus confuses. Le conducteur ne s'est rendu compte de rien. L'un des salariés s'est allongé par terre. Il l'a lui-même confirmé dans Le Parisien » nous précise-t-on.

Des divergences sur l'accident

Patrick Berol a en effet confirmé ces informations au Parisien : « Il est vrai que je me suis allongé sur le parking de l'entreprise pour tenter d'arrêter la voiture transportant M. Danon [le patron de Numericable, NDRL] » a-t-il ainsi reconnu.

L'histoire ne s'arrête cependant pas là : « Mais quand j'ai vu à quelle vitesse elle arrivait, je me suis relevé alors qu'elle se trouvait encore à plusieurs centaines de mètres. Tout près de nous, le conducteur a ralenti puis a braqué sur la gauche pour éviter deux de mes collègues, Abdel et Yann, avant de remettre les gaz en me fonçant dessus. Peu après, la roue avant gauche du véhicule m'est passée sur le pied et la jambe. »

Or selon Antoine Boulay de Numericable, des témoins ont tenu des propos légèrement différents. Le Parisien confirme d'ailleurs ce problème de divergences, indiquant que la police poursuivait ses « auditions car les différentes versions divergent toujours ».

Sur le site de notre confrère DSL Valley, le porte-parole de Numericable explique d'ailleurs longuement la situation :

« Il n'y avait évidemment aucune intention de blesser qui que ce soit. La voiture roulait dans l'allée centrale du parking. Plusieurs manifestants, dans leur majorité étrangers à l'entreprise il faut le souligner à nouveau [des militants d'extrême gauche d'après le FAI, NDRL], se sont interposés subitement. La voiture a fait un écart, a ralenti, a redémarré et, entre-temps, un manifestant s'était déplacé, sa jambe se trouvant sur la trajectoire de la roue arrière, de manière évidemment involontaire. La dépêche AFP cite une source policière affirmant clairement que la voiture "n'a pas pu l'éviter". Quant au terme de "véhicule banalisé", il est ridicule : le Président ne se déplace pas habituellement en véhicule de police ou en camion Numericable ! Tous les véhicules présents sur le parking sont "banalisés" ou, plus simplement "ordinaires", c'est tout !

Suggérer que le Président fuyait affolé et a foncé dans le tas est tout simplement mensonger. C'est extrêmement grave et objectivement diffamant. Il ne fuyait pas, n'avait pas de rendez-vous prévu avec les grévistes, mais se rendait au contraire à un rendez-vous dans Paris. Il était conduit par un prestataire en sécurité informatique qui s'y rendait également. Dans la cohue et les coups portés sur le véhicule, il était impossible, tant pour le passager que pour le conducteur, de se rendre compte de l'incident. Dès qu'ils en ont été informés en revanche, ils se sont immédiatement et spontanément rendus au commissariat de Noisiel pour faire une déposition. »

Toujours aucune plainte

noos numericableAntoine Boulay précise d'ailleurs qu'aucune plainte n'a été déposée pour le moment, contrairement aux dires de Desobeir.net, qui annonçait lundi 16 février dernier que deux plaintes pour tentative d'homicide involontaire et de délit de fuite seront déposées. Trois jours plus tard, ces plaintes sont toujours aux abonnés absents.

« Le Commissaire a bien expliqué à l'AFP et au Parisien que le conducteur, comme le Président, n'ont pas été recherchés, cela n'a pas été nécessaire ! Pourquoi donner à penser le contraire ? C'est totalement diffamant » note le porte-parole de Numericable.

Toujours selon le Parisien, Patrick Berol a affirmé que la direction de Numericable lui avait proposé de le transférer dans une clinique – il est actuellement à la clinique la plus proche du lieu de l'accident, à Champs-sur-Marne. Refusant cette proposition, il explique en effet avoir interprété ce geste « comme une tentative de la part de Numericable de l'isoler ».

Là encore, le porte-parole de Numericable avoue être particulièrement surpris. Selon sa version, Patrick Berol aurait demandé à se rapprocher de sa famille, d'où la demande de transfert.

Enfin, Numericable a souhaité rappeler que :

- ce conflit, circonscrit et localisé, ne concerne que quelques dizaines d'employés (sur 2000),
- les grévistes et manifestants extérieurs qui occupaient les locaux de Numericable ont quitté les lieux hier à 21h45 à la demande du Sous-préfet de Seine-et-Marne, sans intervention de la police,
- ces mêmes grévistes ont manifesté devant l'hôtel où a lieu le Comité d'Entreprise,
- FO, la CFDT et la CFTC se sont désolidarisés de cette action,
- Numericable souhaite absolument négocier, et ne veut pas diminuer le nombre de vendeurs à domiciles (« il y en a 250 et il en faut 250 »),

Une médiation aura lieu demain, vendredi 20 février.
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles (malgré leurs défauts). Essentiellement présent sur Google+.

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Publiée le 19/02/2009 à 17:32

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