Le numérique, le grand absent du plan de relance français

Rabatjoie, va 38
Le plan de relance français sera finalement éloigné de son équivalent américain programmé par Barack Obama. Les mesures du plan Besson qui auraient trouvé ici un bon prétexte pour passer en mode effectif sont laissées dans les cartons du ministère de la relance.

«  Le développement de l’économie d’Internet et la réduction de la fracture numérique prônée par le Plan France Numérique 2012, présenté à l’Elysée en octobre dernier, sont-ils vraiment une priorité ? » se demandait déjà en décembre dernier l'ASIC, dont les craintes ont été confirmées : sur les 1000 projets dévoilés sur le site de la Relance (relance.gouv.fr), il n’y a que... deux entrées qui concernent ce secteur.

Et encore, elles se contentent de rappeler ce qui avait déjà été prévu dans le passé, (voir en 2007 dans nos colonnes) à savoir la possibilité de profiter d’internet dans les rames du TGV Est. 

Pour l’Alsace et le Nord Pas de Calais, le plan prévoit donc la révision et la transformation du parc actuel des rames TGV et l’installation de connections Internet Wi-Fi à bord du TGV Est à Bischeim et à Hellemmes.

TGV Est Internet débit

Commentaire acide d’un des acteurs des nouvelles technologies : « Grâce à ce plan de relance, les entreprises françaises ont enfin une très bonne raison d'aller se délocaliser au Luxembourg. Les salariés peuvent maintenant travailler dans le TGV Est en allant et en revenant tous les jours du travail ».

Aux États-Unis, le plan de relance va consacrer 37 milliards sur les 825 milliards chiffrés, pour le seul chapitre des nouvelles technologies : le secteur est considéré comme un moteur de l’économie américaine, et on y envisage ainsi de démultiplier le déploiement du haut débit et du réseau électrique, ou encore la numérisation des dossiers médicaux...
Par Marc Rees Publiée le 04/02/2009 à 10:02
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