Une ligne téléphonique pour la protection des mineurs sur le net

Bientôt un site pour la protection des mineurs sur le téléphone 26
E-TEN eten glofiish M810 PDA téléphoneMichèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, et Eric Besson, secrétaire d'Etat chargé de l'économie numérique ont inauguré ce matin un nouveau service en France : la ligne Net Ecoute Famille, un accueil téléphonique pour la protection des mineurs sur Internet. Depuis un numéro Indigo, le 0820 200 000 (0,09 euro/mn).

Cette ligne a été mise en place en collaboration avec l’association e-enfance et la commission européenne. Elle permet de joindre des « écoutants » qui répondront aux questions des parents « en toute confidentialité du lundi au vendredi de 9h00 à 18h00 ». Net Ecoute Famille va ainsi répondre « à toutes les questions concrètes que se posent les enfants, les adolescents et les parents sur Internet et le mobile ». L’association cite, pour exemple, l’aide à l’installation des logiciels de contrôle parental, les conseils sur l’utilisation sécurisée d’Internet et du mobile par les jeunes, mais aussi l’aide psychologique « en cas de confrontation à des problèmes graves liés à Internet et au mobile (images choquantes, harcèlement moral et sexuel, mauvaises rencontres, pédophilie, dépendance à Internet ou aux jeux vidéo...) ».

A cette occasion, MAM a indiqué qu’elle venait d'adresser « aux fournisseurs d'accès à internet, le projet d'article relatif au blocage » des sites pédo-pornographiques. Ce projet figurera finalement dans la nouvelle LOPSI (loi d'orientation et de programmation de sécurité intérieure), la seule voie consensuelle de la charte d’engagement ayant été finalement abandonnée. Si tous les acteurs sont d’accord pour lutter contre ces contenus, les méthodes diffèrent pour poursuivre cet objectif. Free a par exemple contesté les arguments militant sur la faisabilité technique d’une solution de filtrage centralisée.

A l’occasion de l’inauguration de cette ligne spéciale, Alliot Marie a également annoncé la prochaine arrivée d’un délit d'usurpation d'identité par internet, une infraction qu’avait réclamée l’ancien sénateur du Territoire de Belfort, Michel Dreyfus-Schmidt, peu satisfait de voir les magistrats recourir artificiellement aux peines d’escroquerie ou assimilé. Michèle Alliot-Marie a enfin annoncé la future possibilité de « capter des données numériques à distance », méthode qui amplifiera les pouvoirs de police sur les réseaux.
Publiée le 01/12/2008 à 17:18
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

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