Snow Leopard : Finder en Cocoa, Exchange et ImageBoot

Non, rien pour le moment sur iTunes 133
leopardLa dernière préversion (build) de Snow Leopard envoyée aux développeurs fait état de certaines avancées que beaucoup attendent depuis des années. Snow Leopard est le prochain système d’exploitation d’Apple, et c’est une sorte d’arrêt du temps : la firme n’ajoute plus de nouvelles fonctionnalités (cela reste sûrement à voir) mais reprend les bases de son système pour le moderniser.

Avec l’ajout de technologies comme Grand Central, qui permet de répartir la charge de travail entre les différents cœurs d’un processeur, ou OpenCL, qui ouvre aux développeurs les portes du GPU pour les calculs généraux (et non plus seulement graphiques), Snow Leopard doit paver la route des versions ultérieures de Mac OS X. Cela étant, ce sera l’occasion pour Apple également de se débarrasser des derniers composants écrits en Carbon.

Carbon est une API proposée quand Mac OS X est sortie dans sa première mouture en 2001. Elle devait permettre une transition plus simple aux logiciels conçus pour Mac OS 9. À côté, Apple proposait Cocoa, spécifiquement conçue pour Mac OS X et ses nouveautés. Avec les années, toutes les applications ou presque ont été écrites avec Cocoa, mais au sein de Mac OS X même, il reste quelques incontournables, en particulier le Finder et iTunes.

Or, la dernière préversion de Snow Leopard affiche un tout nouveau Finder réécrit intégralement en Cocoa. On ne sait rien pour l’instant d’éventuelles modifications de l’interface, mais ce changement de taille pour l’accès principal aux données sous Mac OS X pourrait de fait profiter de technologies comme Grand Central et OpenCL, par exemple pour la création de miniatures pour les images et les vidéos.

On ne sait pas encore si iTunes subit le même traitement, mais d’autres éléments nouveaux sont apparus. En dehors du fait qu’Apple travaille au support complet de Microsoft Exchange au sein même de Snow Leopard (avec Mail, Carnet d’adresses et iCal), la firme a ajouté une première version d’une technologie nommée ImageBoot. Le but de cette technologie est multiple, mais consiste tout simplement à stocker des images disque sur une autre partition ou sur un disque dur externe, Mac OS X proposant alors le choix entre toutes au démarrage de la machine.

L’utilisateur peut créer une série de partitions dans lesquelles il va placer plusieurs installations différentes de Mac OS X, notamment à des fins de tests. Dans un environnement réseau d’entreprise par exemple, des images disques qui utilisent d’ordinaire NetBoot pourront être stockées localement, l’utilisateur n’ayant alors plus qu’à faire son choix au démarrage.

Par Vincent Hermann Publiée le 20/10/2008 à 17:19 - Source : Apple Insider
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