Flash sur iPhone : Adobe estime que c'est à Apple de décider

Autant de raisons de le faire que de ne pas le faire 82
flashL’histoire du Flash sur l’iPhone est un joli conte plein de rebondissements. En premier lieu, Apple avait déclaré que l’utilisation de la technologie d’Adobe était impossible sur son téléphone, pour la simple et bonne raison qu’une architecture de type « extension » ne pouvait pas marcher dans le navigateur Safari intégré. Puis Adobe, un peu plus tard, contre-attaque en annonçant que le développement d’un lecteur Flash est possible, mais qu’il serait un logiciel indépendant, ne pouvant donc lire le contenu Flash sur les sites web.

Finalement, lors de la conférence Flash On The Beach (FOTB), le directeur de l’ingénierie Paul Betlem a bien confirmé qu’un lecteur Flash était en développement. Cependant, le responsable a également indiqué que la plateforme iPhone était fermée et que les possibilités étaient donc limitées. Le reste de la discussion s’est ensuite résumée à un point essentiel : tout dépend d’Apple. Si la firme de Cupertino est d’accord, elle pourra avoir le lecteur Flash très rapidement.

Toutefois, il est bon de rappeler qu’Apple aurait des raisons de ne pas accepter, malgré la pression du marché Flash, colossal aujourd’hui tant la technologie est répandue. Apple met en avant Sproutcore, un framework libre (sous licence X11) de JavaScript, écrit en Ruby, et qui génère du code HTML et JavaScript pour créer des interfaces riches.

Autre raison qui pourrait justifier un refus du Flash sur l’iPhone : la consommation des ressources. La lecture d’un contenu Flash, même sur une machine récente, peut parfois dévorer un fort pourcentage de la puissance du processeur présent, et ce problème serait encore plus vif sur un appareil mobile.

Par Vincent Hermann Publiée le 01/10/2008 à 12:09 - Source : Flash Magazine
Publicité