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La pénurie d'adresses IPv4 pour décembre 2013 au plus tard

Aucune importance, la fin du monde est pour 2012

internetTout le monde ou presque connaît la situation sur le protocole IP actuellement utilisé, tout du moins ceux qui lisent régulièrement PC INpact. L’adresse IP, telle qu’on l’utilise aujourd’hui, est composée de quatre nombres pouvant chacun atteindre 255, pour un total exact de 4 294 967 296 adresses disponibles. Or, ces adresses sont essentielles pour s’identifier sur la toile et ainsi acheminer l’information d’un point à un autre. Comme vous vous en doutez, le chiffre est relativement faible en comparaison des besoins actuels et surtout futurs en connectivité.

C’est pour cela que le protocole IPv6 existe depuis des années, bien que sa mise en place demande d’immenses aménagements, qui ont cependant bien progressé ces dernières années. Le protocole IP, dans sa version 6, propose un maximum de 3,4 x 10^38 adresses (plus de 667 132 000 milliards d'adresses par millimètre carré de surface terrestre), sans compter les nombreuses autres possibilités implémentées nativement en son sein, comme IPSec, QoS ou encore le multicast.

Geoff Huston, de l’Asia Pacific Network Information Centre, a développé un script qui récupère automatiquement les données relatives à la distribution d’adresses IPv4 pour publier des prévisions sur l’épuisement de la réserve. Concrètement, selon la vitesse de déploiement des adresses IPv4, la date change évidemment. La liste suivante se base sur la vitesse actuelle, et donne ensuite les dates pour les pourcentages d’accélération :
  • Vitesse actuelle : décembre 2013
  • 10 % : novembre 2012
  • 20 % : avril 2012
  • 30 % : décembre 2011
  • 50 % : juin 2011
  • 70 % : février 2011
Si l’on en croit le script, il ne resterait donc qu’un peu plus de cinq années au rythme actuel avant que l’on arrive à court d’adresses IPv4. Bien entendu, il ne faut pas hurler en levant les bras parce que la catastrophe arrive subitement. Le déploiement d’IPv6 se fait graduellement, même si l’Europe aimerait quelque peu accélérer les manipulations. Au niveau français, certains réseaux comme RENATER (le premier dans l’Hexagone) et des FAI comme Free proposent déjà l’IPv6.

Dans tous les cas, il y aura nécessairement une période de transition, mais elle sera préférable à ce que les FAI, dans certains pays comme la Chine, sont obligés de mettre en place pour jongler avec la pénurie (allocation dynamique, translation d’adresses, etc.).
Source : Ars Technica
Publiée le 19/08/2008 à 12:50

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