L'industrie du film pour adulte lutte contre les YouTube like

Le porno dans de beaux draps 154
L'industrie du porno vient de comprendre que, pour lutter contre le piratage, les poursuites judiciaires contre les personnes ayant recours au P2P et autres réseaux ne sont pas une solution. Ces solutions, dirigées souvent contre une personne à la fois, exigent des ressources qu'il est ridicule d'investir à cet effet, explique Jason Tucker, responsable d'une nouvelle campagne de lutte contre le piratage, à travers un organisme nommé le PAK Group.

sex xxxL'idée serait plutôt de se concentrer sur les sites de partage... Et son entreprise envisage des poursuites prochaines contre certains des YouTube like, poursuites qui seront suivies par d'autres. « Le grand problème que je constate actuellement, ce n'est pas les concurrents qui font ces sites, mais plutôt les personnes qui prétendent être des membres contributeurs de notre industrie », constate Jason.

Les sites d'hébergement de vidéos comme PornoTube sont en effet un problème grandissant pour le film adulte. Leur audience tout d'abord devient gênante, au point que YouPorn.com a dépassé Flickr en termes de fréquentation. D'autre part, la majorité de ces sites sont hébergés aux États-Unis et servent souvent de façade publicitaire pour des magazines ou des diffuseurs de contenu.

Certaines maisons de production ont ainsi attendu les différents procès dans lesquels YouTube était engagé, pour voir si elles ne pouvaient elles aussi réclamer que leurs vidéos soient supprimées desdits sites. Pourtant, tous n'ont pas envie d'attendre que ces procédures soient finies. Certains attaquent même avec des mesures de protection de l'enfance, suivant une loi qui réclame que l'on fournisse des informations sur les acteurs prenant part aux cabrioles, afin de lutter contre toute forme de pédopornographie. Des éléments que, bien sûr, les sites concernés n'ont pas.

Si 60 % des vidéos échangées sur les réseaux P2P sont du porno, selon les chiffres du NPD Group, les combats contre les sites qui en proposent la diffusion ne risquent pas de changer la popularité de cette filmographie. Mais, pour Jason, « MySpace et YouTube ont réussi à nettoyer leur contenu, alors ça peut être fait ».

Par Nicolas.G Publiée le 03/08/2008 à 10:13
Publicité