Démantèlement d'un réseau de jeunes pirates français

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Un réseau de pirates – et non de hackers – a été démantelé en France. Selon Jean-Pierre Alacchi, procureur de la République de Dijon, 22 pirates ont été interpellés et placés en garde à vue, « à l'issue d'une enquête de quatre mois mobilisant quelques 90 gendarmes ». Organisé par la gendarmerie de Dijon (département de la Côte-d'Or – 21), ce démantèlement a donc concerné 22 personnes, dont 16 mineurs.

Pirates des CaraibesÂgés de 14 à 25 ans, ces jeunes pirates seraient les plus actifs parmi 200 autres pirates, tous réunis sur un forum. Selon l'AFP, la plupart d'entre eux ne se connaissaient que par internet, leur arrestation ayant eu lieu en Île-de-France, mais aussi en Provence-Alpes-Côte d'Azur, en Midi-Pyrénées et dans la région Centre.

Ces 22 personnes, "dirigées" par le plus ancien d'entre eux, sont reprochées de « s'être introduits frauduleusement dans les sites de 34 sociétés, en France mais aussi en Russie et en Islande, avec la volonté d'y créer des dommages. » Ils ont de surcroît inscrit de fausses données, détruit intégralement des fichiers clients, et créé des faux sites, ceci afin d'obtenir des coordonnées bancaires et ainsi vider certains comptes.

Accusés d'escroquerie et ayant reconnu leurs actes, ils encourent jusqu'à cinq ans de prison au maximum si dégradation il y a. Toutefois, s'il ne s'agit que d'une intrusion, deux ans de prison et une amende de 30 000 euros maximum peuvent être appliqués.

Selon Jean-François Doublier, patron de la section de recherches de la gendarmerie de Dijon et interrogé par Libération, cette affaire « met en lumière la vulnérabilité des sites informatiques de ces petites sociétés qui ne prennent pas de précautions suffisantes pour s'assurer de la fiabilité de leur hébergement ».

Convoqués en justice le mois prochain, les 22 pirates devraient être en procès d'ici trois ou quatre mois, selon procureur de la République de Dijon. Leur peine variera selon le calcul (pour l'instant inconnu) du préjudice financier subi par les trente-quatre entreprises concernées, d'autant que seulement sept d'entre elles ont pour le moment porté plainte.

Par Nil Sanyas Publiée le 29/05/2008 à 11:31 - Source : AFP
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