25 % des utilisateurs européens doivent être en IPv6 en 2010

La saturation serait plus proche que prévue 89
L’Europe s’inquiète depuis un certain temps de la situation des adresses IP, et plus exactement de leur nombre. Le protocole IPv4 a été créé en 1981 et a proposé jusqu’à présent un panel d’environ 4,3 milliards d’adresses disponibles, chacune était codée sur 32 bits. Avec les années, le nombre d’ordinateurs a considérablement augmenté, sans parler de tous les appareils qui se connectent également à Internet.

internetOn sait depuis longtemps que le protocole IPv6 doit résoudre la situation avec un codage des adresses sur 128 bits, pour un total de 3,4 x 1038. C’est une solution claire qui porte sur le long terme, mais elle est longue à mettre en place, car tous les équipements doivent être compatibles d’un point à un autre. Si les fournisseurs d’accès préparent leur architecture depuis longtemps et, dans le cas de Free par exemple, ont activé ce protocole, il faut que l’utilisateur final soit capable de communiquer via l’IPv6. L’inertie du marché de l’informatique ne joue pas en faveur d’une mise en place rapide.

Il faudra pourtant accélérer les opérations car les adresses IPv4 commencent à manquer sérieusement. L’arrivée de la Chine augmente le problème et le pays doit mettre en place des palliatifs pour compenser l’absence de disponibilité pour éviter la saturation complète. La Commission européenne souhaite par ailleurs prendre des mesures concrètes, afin que 25 % des utilisateurs au moins communiquent en IPv6 d’ici 2010 :
  • Les administrations des pays membres de l’Union doivent passer à l'IPv6
  • Les FAI doivent également passer à l’IPv6 et aider les principaux sites ainsi que les structures publiques à l’adopter
  • La Commission est prête à aider financièrement le secteur privé et les acteurs majeurs pour renouveler leur infrastructure
  • Favoriser le passage des projets de recherche à l'IPv6
Les objectifs sont importants, mais l’enjeu est majeur. Le protocole IP, dans sa version 6, permettra de s’affranchir de tous les problèmes, mais la migration pose en elle-même d’énormes soucis techniques et organisationnels. Les experts estiment qu’il faudra plus de dix ans pour que la migration soit complète, et il faudra entre temps mettre en place d’autres technologies pour faire communiquer les réseaux IPv4 et IPv6, car le second n’a pas été conçu pour être compatible nativement avec le premier.
Par Vincent Hermann Publiée le 28/05/2008 à 11:13 - Source : ITR Manager
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