Google veut jouer la transparence sur sa Search Quality

PageRank, la classification qu'on aime détester 13
Google page d'accueil PCINpactGoogle est la référence des moteurs de recherche, que les concurrents le veuillent ou non. La société californienne a réussi l’un de ces exploits qui modifient le langage courant, au point que les utilisateurs ne parlent plus de chercher sur Internet, mais de chercher sur Google.

Au centre de cette activité de recherche se trouvent les algorithmes qui ont la lourde charge de récupérer les mots clés et de chercher parmi les milliards de pages recensées et indexées pour trouver aussi vite que possible les résultats les plus probants. C’est le cœur de l’activité de Google, un service nommé Search Quality chargé de gérer tout ce qui concerne les recherches, et plus particulièrement le système PageRank.

Ce dernier cache jalousement ses rouages internes, et Google vient d’ailleurs de lui dédier un article sur son blog officiel. Bien que cela paraisse surprenant, la firme indique qu’il est nécessaire de maintenir un équilibre entre la sécurité par l’obscurité et la nécessité de partager certaines informations avec les développeurs. Ce type de sécurité est, selon Google, loin d’être la panacée (et n’est pas le seul mécanisme mis en jeu dans la société), mais il est nécessaire pour éviter deux problèmes majeurs :
  • Concurrence : il est dangereux pour Google de révéler ses secrets de fabrication
  • Abus : la moindre information filtrant sur le système PageRank permet aux développeurs web de modifier le code des pages pour obtenir artificiellement de meilleurs résultats lors des recherches. Cette « optimisation Google » change non seulement l’écosystème du web, mais fait de Google non plus une société tierce fournissant une information, mais un référentiel détourné de sa fonction première.
Le PageRank d’origine a été créé par les fondateurs de la société Larry Page et Sergey Brin. Toujours utilisé, il a évolué avec le temps et s’intègre aujourd’hui dans un système bien plus important. Le groupe en charge du développement de PageRank et du système de recherche est d’ailleurs épaulé par un autre, qui a pour charge de le surveiller et de l’évaluer.

Ces vérifications sont très courantes. Google indique qu’il y a un test automatique chaque minute pour contrôler le bon fonctionnement de l’ensemble. D’autres, plus espacées, contrôlent la qualité générale avec des vérifications plus approfondies. Enfin, chaque algorithme subit des tests indépendants pour en vérifier la validité et l’efficacité.

Le caractère international des recherches est l’une des clés du succès de Google, mais elle est un défi, avec la prise en charge obligatoire d’un maximum de langues, y compris celles qui sont sous la barre des dix millions de personnes l’utilisant, comme l’azerbaïdjanais, parlé par huit millions de personnes.

Bien sûr, à côté de l’activité principale sur la recherche, d’autres équipes existent pour s’occuper par exemple des interfaces, des différents produits logiciels tels que Google Earth ou encore des services comme Gmail. Par exemple, l’équipe en charge des interfaces est aidée par une équipe d’experts en utilisation et en facilité d’utilisation. Leur travail les envoie ainsi voyager dans le monde entier pour rencontrer des utilisateurs et les observer dans leur quotidien.

Google ne révèlera bien sûr jamais ses secrets de fabrication, mais la société souhaite partager de temps en temps certaines informations, comme celles contenues dans le dernier billet du blog officiel. Elle précise en outre qu’elle reviendra plus régulièrement sur ce genre d’initiative dans le futur.
Par Vincent Hermann Publiée le 22/05/2008 à 10:42 - Source : Google
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