Free attaque deux Freenautes humoristes amateurs, en vain

Free préfère l'excès de caricature à pas de caricature du tout ? 185
Nouveau procès en diffamation entre Free et des Freenautes. Il s’agissait cette fois de messages postés par des particuliers sur le forum de l’ADUF, l’association des utilisateurs de Free. L’un signé Guitare, et l’autre Michel Bokoudsous, évidemment deux pseudonymes, sont signés de Freenautes rencontrant des problèmes avec leurs connexions.

Dans un des messages, le premier se fait passer pour le P.D.G. de Free et dans un humour quelque peu grivois poste ces propos plutôt rabelaisiens.

« L'aspect humoristique est évident même si je laisse le soin à chacun d'en évaluer la qualité. Il est important de conserver le contexte à l'esprit et de ne pas appréhender cette phrase en dehors de celui-ci » replace le second mis en cause, aussi connu sous le nom de Ramis. Celui-ci avait d’ailleurs utilisé la photo de l’ex-directeur général de Free, Michaël Boukobza comme avatar caricaturé, surmonté d’un pseudonyme dégénérant son nom de famille. Mal lui en a pris : il fut attaqué par Free et  Michael Boukobza, le 11 avril 2006, pour complicité de diffamation publique envers un particulier, pas moins.



Ironie et humour, ou diffamation ?

« Free est connu pour manier élégamment l’humour. Tout le monde se souvient des publicités crétin.fr. Je suis donc surpris de leur réaction» expose-t-il sur Poursuivi par Free.fr, un site dédié à assister les personnes attaquées en diffamation par le FAI. « Mon intention n’a jamais été de nuire à Monsieur Michaël BOUKOBZA. Je n’ai jamais non plus encouragé quiconque à le diffamer ou à l’injurier. La modification de sa photo et l’utilisation du pseudonyme Michel BOKOUDSOUS ou John BAZOUKA n’étaient pour moi qu’une simple caricature à vocation humoristique par usage de l’ironie. Monsieur BOUKOBZA étant DG de Free et utilisant son image pour la communication de la société, il n'était pas visé en temps que personne, mais que responsable de ladite société. Il ne me semblait pas dépasser le cadre de la liberté d'expression ».

Précisons que les messages en questions ne furent pas modérés par l’Aduf, association  par ailleurs financée par iliad, qui sortira finalement indemne dans cette affaire. Mais vis-à-vis des deux particuliers, l’avocate de Free et de Michael Boukobza ne démord pas à l’audience : elle requiert des peines exemplaires, rapporte le surnommé Michael Bokoudsous.

3000 euros pour...

Finalement, la décision est tombée le 29 janvier. Les deux compères sont relaxés et Free est même contraint à verser 3000 euros de dommages et intérêts à Bokoudsous. La somme lui permet de couvrir largement les frais engagés. « Je suis enfin soulagé, cette histoire est maintenant derrière moi et je vais pouvoir m'acheter un nouveau PC ultrapuissant. Merci à Free et à Monsieur BOUKOBZA ».

Bokoudsous : finalement, un pseudonyme très intuitif ?
Par Marc Rees Publiée le 12/02/2008 à 09:48
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