Piratage : EMI souhaite arrêter de financer la RIAA et l'IFPI

Après la bravitude, la lassitude 156
Selon une source de Reuters, EMI serait en train de considérer la diminution de ses contributions financières aux organismes représentants les détenteurs de droits d'auteurs. Cette décision de l'une des quatre plus grandes maisons de disques au monde pourrait chambouler les activités de lutte antipiratage de ces organismes, la RIAA et l'IFPI sont les premiers concernés.
EMI
La source en question affirme qu'EMI cherche un moyen de réduire « significativement » le montant de ses contributions aux différents organismes représentants du secteur. La décision ne concerne donc pas uniquement la RIAA et l'IFPI.

Les quatre plus grandes maisons de disques, Sony BMG, Universal, Warner et EMI, ainsi que l'ensemble des autres boîtes de production mondiales, accordent presque 90 millions d'euros chaque année aux organismes qui les représentent, selon l'IFPI.

Interrogé sur le sujet par Reuter, l'IFPI n'a pas souhaité directement commenter les volontés présumées d'EMI concernant son financement. Les experts pensent de leur côté que toute réduction du montant des sommes accordés aux organismes représentants des détenteurs de droits d'auteur pourrait directement entamer le combat antipirate que mènent actuellement les branches juridiques de ces organismes pour leurs membres.

Après sa récente décision de vendre sa musique sans DRM, EMI pourrait faire à nouveau sensation dans la lutte contre la copie illégale d'oeuvres protégées...
Par Bruno Cormier Publiée le 29/11/2007 à 12:15
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