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Ultime répit à l'extradition du pirate amateur d’OVNI

Ovni soit qui mal y pense

ovnisLe britannique Gary McKinnon, bête noire de l’administration américaine, est poursuivi depuis plusieurs années pour avoir piraté une quantité impressionnante de serveurs officiels. 97 ordinateurs américains ont été ainsi piratés par ses soins via des failles dans Windows non colmatées. Des machines propriétés de la NASA, de l’armée dont la marine, de la défense, du Pentagone, etc., visitées pour certaines autour de la date du 11 septembre, excitant un peu plus la nervosité américaine.

Selon les aveux de Gary, il s’agissait à chaque fois de rechercher des éléments de preuves sur l’existence des OVNI. Dans sa quête, il aura cependant causé 700 000 dollars de dommages, chiffre-t-on outre-Atlantique.

Les États-Unis réclament depuis son extradition. Condamné, il risque entre 45 et 70 ans de prison, outre une coquette somme d’amende. Autant dire qu’à plus de 40 ans, aujourd’hui, il finirait ses jours emprisonné.

Après avoir épuisé toutes les voies de recours habituelles, Gary a finalement tenté de saisir la Chambre des Lords, réunie en tant que Chambre d'appel suprême. Cette étape est déjà une petite victoire procédurale puisque le droit d'appel devant cette formation est soumis à autorisation et filtrage par un comité spécial. Comme le précisent les Cahiers du Conseil Constitutionnel, « les affaires accueillies par la Cour sont celles qui concernent des intérêts spécialement importants, qui mettent en cause des questions juridiques essentielles ou qui, à premier examen, révèlent une injustice ou dénotent de graves irrégularités ».

Ses avocats ont donc fait valoir qu’une extradition vers les États-Unis serait une atteinte aux droits de l’homme. Elle serait constitutive d’un abus de la procédure anglaise, alors que les infractions pour lesquelles il est poursuivi ont été commises depuis le Royaume Uni. De même, ils estiment qu’elle serait illégale, car effectuée « aux fins d'engager des poursuites contre lui en raison de sa nationalité ou de ses opinions politiques ».

Il faudra maintenant attendre plusieurs mois avant que la Chambre ne se penche sur ce dossier et donne sa vision de ce piratage hors du commun.
Publiée le 23/10/2007 à 15:20

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