MinWin : une nouvelle architecture de base pour Seven ?

Seven ou dieu sait quoi encore... 226
vistaL’arrivée prochaine d’un nouveau Windows attire toujours les regards. Les attentes croissent avec le temps, quand la dernière version en date s’est installée et que les espoirs n’ont pas tous été comblés. Microsoft avait annoncé que Vista débutait une rupture en traçant dans le système les lignes qui préfigurent aujourd’hui de multiples séparations et divisions pour éclater Windows en une multitude de modules.

L’avis des développeurs n’a pas changé, et le côté monolithique de Windows est toujours un problème. Vista est un système d’exploitation de transition et ressemble davantage aujourd’hui à une boîte de technologies sous-exploitées qu’un système avant-gardiste. Seven, son successeur, sera bâti justement sur les technologies qui ne sont pas encore vraiment utilisées par les développeurs, en particulier toutes celles du Framework .NET 3.0 (anciennement WinFX).

Seven pourrait également être le Windows de la rupture concernant le cœur même du système. Le noyau de Windows, même s’il a subi des transformations avec Vista, est âgé. Il s’agit toujours d’un noyau de type NT et, quand bien même il a mainte fois évolué, il ne pourra pas répondre indéfiniment aux attentes et aux projets de Microsoft.

Microsoft n’a rien confirmé pour le futur Windows, en dehors du fait qu’ils travaillent non seulement sur un nouveau noyau qui serait du type micronoyau, mais également sur une nouvelle architecture de base (core os). Nommé MinWin, ce petit système qui prend environ 25 Mo sur le disque dur et environ 40 Mo en mémoire est, selon Éric Traut, ingénieur chez Microsoft, encore trop gros vis-à-vis de l’objectif visé.

C’est une véritable cure d’amincissement que les développeurs préparent donc, avec à la clé des possibilités très intéressantes. MinWin verra son développement et son futur étroitement liés à la virtualisation. Dans le cas d’un hyperviseur placé à un niveau inférieur du noyau, MinWin constituerait la partition parent d’une infrastructure où des composants et des logiciels pourraient eux-mêmes être traités comme des machines virtuelles.

Au sein d’un système 64 bits équipé des technologies de virtualisation matérielle d’AMD et Intel, un tel fonctionnement pourrait permettre à Microsoft de casser en fait complètement la compatibilité de Windows en permettant aux applications plus anciennes de fonctionner dans un environnement virtualisé. Cette conception pourrait être d’autant possible que l’hyperviseur maison Viridian permet aux applications d’accéder au véritable matériel de la machine (sous forme de copie).

Éric Traut reconnaît que Windows est aujourd’hui une usine à gaz, et que des travaux d’envergure sont désormais nécessaires tant l’évolution du système est devenue complexe dans sa forme actuelle.
Par Vincent Hermann Publiée le 22/10/2007 à 17:20
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