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P2P : quand la RIAA va devant la justice à contre-coeur

Tel est pris qui croyait te prendre sur le P2P

eDonkey ane bourriquot Cela commence à devenir monnaie courante. La RIAA, la fameuse association américaine travaillant pour l'industrie du disque, a de nouveau porté plainte contre un présumé délinquant du net, sans aucune preuve tangible. Habituellement, les internautes évitent d'aller devant un tribunal et paient fortement "à l'amiable" la RIAA, sans vérifier si l'association détient réellement ou non les preuves des téléchargements illicites. Mais certains internautes sont plus coriaces, à l'instar de Jammie Thomas.

Demande d'arrangement à l'amiable refusée pour la RIAA

Cette Américaine va en effet créer une première dans l'histoire de la RIAA, puisque cette dernière ira devant un tribunal en tant que coupable, alors qu'elle avait auparavant toujours évité de s'y attarder en cas d'erreur, payant à son tour à l'amiable l'internaute incriminé à tort (ou sans preuve). Malheureusement pour la RIAA, le juge a refusé une possible entente entre Jammie Thomas et l'association. Cela se finira donc devant le juge révèle Recording Industriy vs The People.

La RIAA devra donc prouver à la justice américaine qu'elle détient les preuves que Jammie Thomas a bien téléchargé des morceaux de Virgin Records. Des preuves que la RIAA aura bien du mal à donner, puisqu'elles se basent uniquement sur l'adresse IP de Jammie relevée par MediaSentry. Spécialisée dans l'identification de contenus échangés sur le P2P, MediaSentry aurait mis à nue Jammie.

Strictement aucune preuve "physique"

Malheureusement pour la RIAA, aucun fichier suspect n'a été retrouvé sur l'ordinateur de Jammie Thomas. Malgré cet état de fait, la RIAA n'a cessé d'affirmer pourvoir « démontrer comment le compte internet et l'ordinateur de l'accusé étaient utilisés ». Mais ces preuves se basant uniquement sur les traces relevées par MediaSentry, c'est-à-dire une simple adresse IP relevée sur les réseaux P2P, sans plus de détails sur les fichiers échangés.

Le professeur Douglas Jacobson, de l'université de l'Etat de l'Iowa, a passé le disque dur de l'accusée au peigne fin, au nom de la RIAA. Son bilan est on ne peut plus simple : « J'ai examiné le disque dur, je n'ai trouvé aucune preuve de logiciels de partage ou de fichier audio, à un point tel qu'il n'y avait rien à décrire. » Seule conclusion possible pour ce professeur, Jammie Thomas a utilisé un autre ordinateur.

La justice du Minnesota donnera son avis sur la question à partir de demain.

Source : AfterDawn
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles (malgré leurs défauts). Essentiellement présent sur Google+.

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Publiée le 01/10/2007 à 17:40

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