Banqueroute : SCO est au bord du gouffre

Les limbes de l'oubli tendent leurs mains glacées 62
scoSCO rencontrait hier pour la première fois un juge dans le cadre de la protection de la banqueroute par le chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites. Cette protection est efficace mais temporaire, et elle permet notamment à SCO d’abandonner les poursuites qui se sont retournées contre elle, et surtout de ne pas être attaquée pendant qu’elle se réorganise.

Seulement voilà, la firme elle-même estime qu’il y a peu d’espoir qu’elle s’en sorte. Elle peut mettre de côté ses déboires avec les autres sociétés, mais pas éviter que les entreprises à qui elle doit de l’argent l’attendent de l’autre côté du tunnel. Et en tout premier lieu : Novell.

Selon les propres documents remis par SCO au juge, on peut lire : « Suite à la décision du 10 août 2007 et notre placement sous la chapitre 11, il y a des doutes substantiels quant à notre capacité à nous en sortir. »

La société précise ensuite qu’elle est à la merci du moindre paiement significatif qu’on lui demanderait de payer cash. Malheureusement pour elle, c’est clairement ce qui risque d’arriver.

Car Novell a annoncé qu’elle souhaitait récupérer la somme qui lui est due. En fait, elle a même déjà demandé au juge de réclamer à SCO cet argent, mais ce dernier a indiqué qu’il n’y aurait pas favoritisme et que Novell n’était pas la seule société à attendre un remboursement de SCO. Il faut dire que la somme réclamée par Novell s’élève à presque 30 millions de dollars, une somme que SCO ne possède pas.

Il semble bien que Novell souhaite voir SCO liquidée, mais le contexte agit de lui-même, car il faudrait désormais un miracle pour sortir la société de la panade. Le juge l’a autorisée à dépenser 60 000 dollars en taxes diverses, 6 000 dollars sur des petites dettes et 20 000 dollars pour payer les intérimaires qui s’occupent des comptes, car les employés ont tous fui ou ont été licenciés.

Sans doute les derniers soubresauts de l’agonie...
Publiée le 19/09/2007 à 17:00 - Source : Ars Technica
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