RIM répond à la France : « le Blackberry est sécurisé »

Le contraire aurait étonné 92
RIM, l'entreprise qui commercialise le Blackberry, vient de répondre au gouvernement français au sujet de la sécurisation des réseaux de courriers électroniques de son engin. Selon la firme canadienne, aucun risque, toutes les communications sont chiffrées du début à la fin.

BlackBerryLa semaine dernière, le journal Le Monde rapportait effectivement la décision de l'État français de se passer des Blackberry, pour des raisons de sécurité et de secret des communications du gouvernement. La décision fut motivée par l'avertissement du Secrétariat Général de la Défense Nationale (SGDN), qui explique que les messages échangés sur Blackberry transitent par des serveurs étrangers, aux États-Unis et en Angleterre, et qu'ils peuvent alors y être interceptés.

La réponse de RIM ne s'est pas fait attendre. La firme explique que toutes les communications entre Blackberry sont cryptées via une clé AES de 256 bits, « le chiffrement commercial le plus puissant disponible dans le monde » affirme RIM.

« Chaque message envoyé via un Blackberry est divisé en plusieurs paquets d'informations de 2 kbits, le serveur attribue à chacun d'entre eux une clé 256 bits. Cela signifie que pour ouvrir le contenu d'un courrier de 10 kbits, le pirate devra casser cinq clés différentes, nécessitant plusieurs milliards d'années pour chaque clé » explique Scott Totzke, numéro deux de la sécurité chez RIM.

BlackBerrySelon Totzke, le Blackberry devrait obtenir un accord officiel avec l'État français pour certifier la sécurité de son réseau, dès le mois prochain. Du moins, il l'espère. Les autorités américaines et anglaises ont déjà approuvé l'engin pour une utilisation professionnelle d'État, ajoute-t-il.

Cependant, le réseau Blackberry, comme tous les réseaux informatiques, n'est pas non plus sécurisé à 100 %. Il a déjà été victime de failles par deux fois (voir dans les actualités relatives). En France, il semble que les autorités sont encore méfiantes, et parle d'un « risque réel d'interception » sur le réseau de RIM.
Par Bruno Cormier Publiée le 25/06/2007 à 11:23 - Source : Times Online
Publicité