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Le Wilfing, ou l'art de s'égarer complètement sur Internet

Si l'on est ce que l'on fait, alors on est peu de chose

internetInternet serait-il devenu un nouveau sentier vers la perdition ? C’est ce que semble indiquer une étude qui met en avant ce que l’on sait inconsciemment déjà tous : le surf sur l’espace infini du web peut faire perdre un temps fou.

L’étude, menée par YouGov sur un échantillon de 2412 adultes au Royaume-Uni, fait ressortir des résultats intéressants. Par exemple, on y découvre un nouveau terme : « wilfing », composé en fait depuis la question « What Was I Looking For ? » (Qu’étais-je en train de chercher ?). Ce mot rassemble sous une même bannière l’ensemble des raisons qui font qu’un surf se transforme en une série de sites visités sans ordre précis ni raison « valable ».

En d’autres termes, on pourrait parler de « glandouillage sur la Toile ». De la même manière que certains lecteurs nous ont accusés (gentiment) de leur faire perdre du temps, il est extrêmement simple à un utilisateur de s’égarer sur un site. L’information n’est déjà pas forcément accessible tout de suite, et la page visitée contient peut-être des liens vers un forum, un salon de discussion ou d’autres sections qui vont attirer l’œil et interpeller le visiteur.

fibre optique Au Royaume-Uni toutefois, l’étude conclut tout de même que le wilfing ferait perdre l’équivalent de deux jours complets de travail par mois. Là encore plusieurs possibilités. L’employé peut avoir une recherche précise à faire sur Internet et s’égarer en cours de route. Mais il peut aussi bien n’avoir rien à faire sur Internet et y aller quand même, pour le simple plaisir de « traîner ».

L’étude fait apparaître d’autres données intéressantes. Par exemple, de tous les sites qu’il est possible de visiter, les boutiques en ligne seraient clairement les plus grosses dévoreuses de temps. Autre donnée : les hommes seraient bien plus sensibles au wilfing que les femmes, notamment sur ces mêmes boutiques en ligne.

Ce constat pour les hommes va plus loin, et on rentre ici dans l’inévitable grande avenue de l’industrie pour adultes, avec les sites qui l’accompagnent. Un tiers des hommes interrogés a en effet avoué que le wilfing avait eu un effet négatif sur leur couple, et un homme sur cinq a souligné la distraction provoquée par les sites pour adulte au travail.

L’étude indique toutefois que la très grande majorité des utilisateurs se connectent à Internet avec un but précis. Du moins initialement. Elle indique en effet qu’il existe aujourd’hui tellement de distractions possibles sur les sites qu’il est devenu difficile de résister à leur appel, à tel point que l’étude conclut que 30 % du temps passé sur Internet ne sert globalement à rien.

Pete Cohen, une personnalité de la télévision anglaise interrogée pour l’occasion, est assez catégorique : « éviter le wilfing réclame un mélange de planification et de volonté ». À ce rythme, surfer sur le web deviendra bientôt une épreuve de force, comme un plongeur qui descend ramasser des trésors sur le fond marin en apnée.
Source : GMTV
Publiée le 12/04/2007 à 09:58

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