SanDisk licencie 250 personnes pour rester compétitif

Régime sans sucre ni sel 10
Depuis ces dernières années, la mémoire Flash est devenue très demandée. Limitée initialement à certains périphériques et certaines cartes mémoire, son utilisation a été plus que largement intensifiée au point de représenter aujourd’hui la mémoire standard dans des appareils tels que les lecteurs MP3, provoquant ainsi le recul des modèles à disque dur.

iNAND sandisk

SanDisk a bâti son activité sur la mémoire Flash, et plus particulièrement sur le type NAND, clairement destiné au stockage des données. Produite à très large échelle aujourd’hui, par opposition au type NOR plutôt destiné à l’exécution des données, la mémoire NAND est aujourd’hui utilisée dans tous les lecteurs MP3 à mémoire Flash, dans les clés USB ou encore dans les cartes de stockage au format SD (Secure Digital) et Memory Stick.

iNAND sandisk SanDisk est aujourd’hui dans une position délicate, car l’accroissement de la demande pour la mémoire NAND a provoqué un autre accroissement : celui de la production. Avec la baisse des coûts de production, les tarifs ont rapidement diminué, perdant selon l’entreprise environ 50% sur les deux seuls derniers mois. SanDisk prévoit en outre une autre baisse d’environ 40% durant le trimestre sur une partie de ses produits.

La nécessité de rester compétitif conduit SanDisk à revoir ses propres coûts de fonctionnement. La société a donc décidé de se séparer d’environ 10% de sa force de travail globale, soit environ 250 personnes dans le monde. Parallèlement à ces licenciements, l’entreprise ne va plus embaucher pendant un certain temps, et le salaire des employés sera également gelé pour une période indéfinie.

Toutefois, pour accentuer l’effet de ce plan de restructuration, les employés classiques de la société ne seront pas les seuls touchés, car la direction verra également une modification salariale. Eli Harari, PDG de la société, verra ainsi son salaire réduit de 20%. Le président et le vice-président exécutif perdront 15%, tandis que les autres vice-présidents de la société perdront 10%.

Sandisk Le but final pour SanDisk est d’économiser environ 35 millions de dollars chaque année, bien que la majeure partie de ces économies soient réalisées sur les licenciements. Eli Harari explique :

« Bien que nous pensions qu’il y aura une forte élévation de la demande pour nos produits durant la seconde moitié de l’année, nous n’avons pas de visibilité pour savoir quand le cycle actuel de tarification agressive fonctionnera à plein régime, et les marges brutes vont sans doute rester sous pression significative durant plusieurs trimestres. Nous pensons que la baisse des prix dans l’industrie de la NAND accélèrera la demande, particulièrement dans le marché embarqué, et stimulera l’émergence de nouveaux marchés, alimentant ainsi une croissance continue. »

Le PDG de la société reste confiant : « Nous pensons que nos actions nous permettront de gérer les défis actuels et d’émerger comme un leader encore plus fort quand la prochaine vague de croissance des produits flash déferlera. »
Publiée le 19/02/2007 à 10:22
Publicité