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LSB : il faut simplifier les installations de logiciels sous Linux

On n'ose y croire

Dans l’univers Linux, on peut considérer que l’un des plus grands freins actuels à l’adoption et la diffusion du système en général vient d’un manque d’homogénéité entre les distributions. Bien entendu, il existe des règles communes que la plupart de ces distributions suivent, notamment celles de la Linux Standard Base (LSB). Toutefois, lorsqu’un éditeur souhaite proposer un logiciel pour Linux, il doit impérativement faire un choix.

C’est l’une des séparations les plus évidentes entre les mondes Windows et Linux : les fichiers exécutables sur le premier sont facilement identifiables, tandis que les paquets d’installation sur Linux peuvent revêtir différentes formes. On citera par exemple les .deb pour la distribution Debian (et ses dérivées) ou encore les RPM mis en place par Red Hat en 1995 et utilisés depuis par d’autres grosses distributions comme Mandriva et Suse.

Le FSG (Free Standards Group) a décidé de s’attaquer à ce problème via la LSB. Le but est de créer une sorte de pont reliant les différents vecteurs d’installation afin de simplifier la procédure d’installation dans son ensemble pour les utilisateurs. Quand un éditeur souhaite en effet proposer un logiciel pour Linux, il peut soit fournir son produit dans un package différent pour chaque distribution (un peu à la manière de Skype) ou fournir un paquet unique, qui se décompresse et s’installe manuellement, ce qui rebute l’utilisateur débutant dans la plupart des cas.

skype linux
Plusieurs types de packages

Ian Murdock, responsable technique du FSG et président de la LSB, indique que les éditeurs veulent « traiter Linux comme une plateforme unique, ce qui signifie qu'ils souhaitent offrir un seul type de package pour Linux, comme ils le font pour Windows ». Contrairement à ce que l'on imaginerait toutefois, il ne s’agit pas de définir une méthode unique d’implémentation, mais une manière unique d’installer un logiciel.

Si chaque type de package obéit à ses propres règles, il n’est pas question de les fusionner ou de les écarter en faveur d’une nouvelle solution. Les mainteneurs qui s’occupent du RPM chez Red Hat et Novell, ainsi que les créateurs et mainteneurs des systèmes APT, Yum, Alien, et Klik ont décidé qu’une API, une interface de programmation, serait la meilleure des solutions.

Sans définir un type de paquet unique à toutes les distributions, ce qui serait un chantier énorme, la nouvelle API permettrait de définir un accès unique à un paquet et de créer un installeur. Ce dernier se chargerait alors de toutes les opérations comme la vérification des conditions requises (la conformité à la LSB par exemple) et le « dialogue » avec le système de package de la distribution utilisée. Ce dernier point indique bien sûr que les distributions soient mises à niveau afin qu’elles puissent communiquer avec ces futurs modules d’installation.

La plupart des distributions suivent la LSB et devraient donc aller dans cette nouvelle voie. Si l’API rencontre le succès, on pourrait alors voir un type unique d’installation sur toutes les distributions (ou presque). Toutefois, cette solution n’est que l’une des possibilités. La LSB trouve l’idée intéressante et estime qu’elle pourrait parfaitement fonctionner, mais il ne s’agit d’une solution unique promue en tant que telle. On peut cependant estimer, au nombre de participants, que ce projet a de fortes chances d’aboutir et d’être repris à grande échelle.
Source : eWeek
Publiée le 04/01/2007 à 11:10

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