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Proposition de loi pour blinder les jeunes aux risques du net

La police chez les polissons

« Une sensibilisation et une information juridique sur l’utilisation de l’Internet sont dispensées au collège selon des modalités définies par décret. ». Voilà ce que veut instaurer une brochette de députés, dans le cadre d’une proposition de loi. Prenant acte qu’un foyer sur deux est équipé d’un ordinateur et que 42 % sont connectés à Internet, avec 7 millions de foyers en accès à haut débit, ces députés veulent inviter les « plus jeunes » à déjouer les risques du net : « lmages pornographiques, scènes violentes, propos racistes, prosélytisme sectaire, pédophilie, etc. ». Sont évoqués également les risques dans les blogs, les cas d’atteinte au droit à l’image, voire certaines diffusions vidéo ultras violentes (happy slapping).

école eleve

Les députés n'accordant qu’une confiance relative aux filtres parentaux, réclament ainsi un « accompagnement », conformément aux conclusions de la conférence de la famille qui s’est tenue en septembre 2005. « Les parents sont demandeurs d’une démarche de sensibilisation de leurs enfants : 55 % d’entre eux attendent une information des pouvoirs publics sur les risques encourus par leurs enfants sur le réseau (Eurobaromètre 2004) et 50 % des parents d’internautes considèrent cette mesure comme prioritaire (Ifop 2005) ». Seul hic, selon eux, « les parents ne peuvent assumer, seuls, cette responsabilité. La fracture numérique existe non seulement entre les catégories socioprofessionnelles, mais également entre parents et enfants ». Les représentants s’appuient ainsi sur une étude du CREDOC, selon laquelle 75 % des enfants se disent familiarisés à Internet contre 45 % des parents.

Ils réclament ainsi une initiation informatique selon l’âge et les besoins de chacun et en fonction de l’utilisation et consommation d’Internet. Cette initiation ne serait nullement de la compétence des enseignants, qui s’occupent pourtant du B2I. Le Brevet informatique et internet, qui existe depuis des années, comprend pourtant déjà un chapitre pour « identifier les contraintes juridiques et sociales » dans les nouvelles technologies. Les députés préconisent plutôt que ces informations soient dispensées par des professionnels (juristes, gendarmes, police nationale...) « qui sont confrontés quotidiennement dans leur mission aux conséquences d’une mauvaise utilisation d’Internet. »
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

Publiée le 06/12/2006 à 11:40

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