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Birmingham City ne migrera pas vers les logiciels libres

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Les projets de migration vers les logiciels libres, sans pour autant devenir monnaie courante, ont été suffisamment nombreux pour attirer régulièrement les yeux de la presse. Dans tous les pays du monde, des entreprises et des instances officielles et gouvernementales ont lancé de tels projets pour des raisons purement économiques. Dans le peloton de tête, on trouve souvent deux grands ensembles logiciels :
  1. La migration vers une distribution Linux
  2. Le passage de Microsoft Office à OpenOffice.org
Dans la plupart de ces plans de migration, c’est le second cas qui a le plus souvent été constaté, comme la gendarmerie française en a donné l'exemple. Dans des cas plus rares, on trouve cependant des migrations complètes qui comprennent à la fois les serveurs et les postes clients, en remplaçant l’intégralité du parc logiciel par des équivalents open source.

Selon la taille du parc informatique, le projet est plus ou moins long à mettre en place et représente tout de même un certain investissement car les compétences demandées ne sont plus les mêmes. Par ailleurs, de tels projets sous-entendent généralement une formation des utilisateurs qui, pour la plupart, n’ont jamais touché aux logiciels libres.

Birmingham City

La ville anglaise de Birmingham City réfléchissait à un tel type de projet. La municipalité avait ainsi prévu de faire migrer 1500 machines à travers l’ensemble de ses bibliothèques vers Linux et le monde open source. Récemment toutefois, après que 200 de ces machines ont effectivement été migrées vers les logiciels libres, le projet a brusquement été arrêté, et la ville a annoncé que les machines suivantes obtiendraient une mise à jour vers Windows XP.

Ce revirement de situation a clairement provoqué des surprises, et beaucoup se sont demandé quelles étaient les informations qui entre temps avaient motivé ce virage à 180°. On a souvent malheureusement vu le cas de villes et administrations usant tout simplement de la menace d’une migration vers Linux pour obtenir simplement une réduction conséquente des licences d’utilisation de Windows et Office.

Et c’est ce qui est pointé du doigt dans le cas de la ville de Birmingham City. Microsoft se défend cependant de telles négociations. Nick McGrath, à la tête de la stratégie chez Microsoft, indique ainsi que « la décision a été entièrement prise par Birmingham ». Seulement voilà, lorsqu’on interroge la ville elle-même, les réponses sont beaucoup moins tranchées. Glyn Evans, chef du département des technologies de l’information, explique ainsi que la ville n’a jamais demandé à Microsoft le moindre rabais sur le coût des licences. Oui mais…

Oui mais voilà, ce n’est qu’une partie de l’équation. Que la ville n’ait pas demandé de réductions n’implique pas en effet automatiquement que Microsoft n’en ait pas spontanément proposées. La SOCITM (Society of Information Technology Management), qui appuyait la migration de la ville de Birmingham City, affime que l’éditeur de Redmond a bien été en négociations avec la ville pendant un temps. La teneur des négociations n’a jamais été connu réellement, mais au vu des résultats, il est difficile d’imaginer que la ville n’ait pas reçu un coup de pouce.

Du côté des analystes, Laurent Lachal de chez Ovum, indique que Microsoft a le pouvoir de rendre des migrations entières complètement caduques : « Si la société Microsoft baisse ses tarifs au point que le déploiement de logiciels libres devient un non-sens, c’est toujours un bon point pour elle ». Il faut reconnaître que les projets de migration sont motivés par des raisons économiques et non pas philosophiques.
Publiée le 24/11/2006 à 16:20

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