Zune : les consommateurs piégés par le DRM PlaysForSure

L'abus fait le moine 82
Les consommateurs qui avaient acheté de la musique sur le MSN Music Store pourraient bien se confronter aux déboires des DRM s’ils décidaient de migrer vers le prochain lecteur de Microsoft, le Zune. Rapelons que le 14 novembre prochain, Microsoft lancera le Zune et concomitamment abandonnera MSN Music, sa plateforme de téléchargement. Zune Marketplace prendra la relève. Et pour l’occasion, un nouveau DRM pointera son nez. Le hic est que Zune ne prend pas en charge le DRM Microsoft, si bien nommé PlaysForSure. Ainsi, les morceaux achetés chez le premier ne seront pas compatibles sur le second.

playsforsur Le problème n’est pas mince et ne concerne pas seulement la sphère déjà immense de Microsoft : les appareils de différents constructeurs, Archos, Creative, Dell et autres iRiver, et les plateformes MSN Music, Napster, AOL Music Now ou Urge, tous compatibles PlayForSure, se confronteront également à cette valse des DRM.

Difficile de ne pas se rappeler la phrase clé de la page du site Playsforsure : « Quand votre lecteur et les services de musique en ligne sont compatibles entre eux, tout ce que vous avez à faire est de choisir la musique compatible avec vos goûts. »

Interrogé par la BBC, un porte-parole de Microsoft précise en outre que : « Puisque le Zune est une offre séparée qui ne se situe pas dans l’écosystème PlaysForSure, le contenu du Zune ne sera pas supporté les appareils PlaysForSure ».

Zune

Selon la FAQ officielle, et liée à cette migration un peu particulière de MSN vers Zune, Microsoft tente de rassurer les clients en indiquant que les morceaux pourront toujours être « lus sur cinq ordinateurs différents, exportés sur des lecteurs encore compatibles (comprendre compatibles PlaysForSure), graver ces morceaux sur CD pour un usage personnel ». Mais il ne sera en tout cas pas possible de transférer directement les morceaux d’un « vieil » appareil PFS vers ce nouveau Zune, pas plus que de casser le DRM, activité assimilée à une contrefaçon.

On savait que le problème de l’interopérabilité des verrous était un véritable casse-tête entre les solutions concurrentes. La situation frôle le paroxisme lorsqu’elle frappe un même constructeur dans le temps.
Par Marc Rees Publiée le 07/11/2006 à 09:44
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