SGI va mieux et compte sortir de la faillite

Quand tu regardes au fond de l'abîme... 33
Il semble que la société SGI (Silicon Graphics Inc.) puisse se remettre de la situation passablement compliquée dans laquelle elle était. Depuis octobre dernier, la firme était en effet sous la protection du chapitre 11 du code américain sur les faillites. Désormais, le contexte semble avoir évolué.

Selon Dennis McKenna, directeur général de SGI, on peut parler d’un nouveau lancement de la société. Les responsables ont changé, les directeurs ne sont plus les mêmes, des 2200 salariés il n’en reste que 1600 et la firme a fait le ménage dans ses équipements. « Exit » en effet les machines sur les processeurs MIPS et le système Irix, système maison basé sur Unix. Un renouvellement rendu pratiquement obligatoire par la concurrence extrêmement rude imposée par des sociétés comme Dell, HP, IBM ou Sun qui vendent des serveurs performants basés sur des processeurs x86, dont l’Opteron. Un Opteron dont SGI ne veut par contre pas entendre parler, la firme s’étant tournée vers le Woodcrest.

Ce renouvellement est donc passé par une réduction de la taille de la société avec 600 suppressions d’emplois. Ces dernières participent à une réduction globale des coûts de 150 millions de dollars par an. Côté matériel, la firme vend désormais des serveurs Itanium pour le haut de gamme, et des serveurs Xeon Woodcrest pour l’entrée de gamme, avec possibilité de les regrouper en grappes pour former des clusters (distribution Linux à l’appui).

La société va pouvoir véritablement sortir de son état de faillite grâce à des investissements de Morgan Stanley (85 millions de dollars) et de General Electric Capital (30 millions).
Par Vincent Hermann Publiée le 20/09/2006 à 18:26 - Source : ZDNet
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