Sony : quand Ken Kutaragi reconnaît les problèmes de la PS3

Faute avouée est à moitié pardonnée 185
L’histoire de la création de la PlayStation 3 n’est clairement pas marquée par la facilité. La console, se présentant d’office comme la plus puissante jamais créée, embarquant en effet des composants qui n’ont rien de standard mais destinés tout de même à une énorme production.

De là ont découlé plusieurs problèmes. Tout d’abord, le développement du processeur Cell par le consortium STI (Sony, Toshiba, IBM) a pris plus de temps que prévu. Aujourd’hui, sa production se fait avec un rendement décevant, bien que s’améliorant doucement. Autre gros problème : la production des diodes de laser bleu nécessaires à la fabrication des lecteurs Blu-ray.

La situation créée par ces seuls deux composants a provoqué un changement dans les plans de Sony. Premièrement, la firme ne pourra compter que sur 100 000 et 400 000 unités pour les lancements respectifs au Japon et aux Etats-Unis les 11 et 17 novembre. Secondement  : Sony a dû retarder le lancement de sa console dans plusieurs zones, dont l’Europe, à mars 2007.

S’il est clair que la situation a dérapé et que les choses sont loin d’aller aussi bien que Sony Computer Entertainment le voudrait, il semble que la firme elle-même, par la voix de son PDG Ken Kutaragi, ait avoué une bonne partie du problème. Les mots choisis sont assez forts et ne souffrent d’aucun écart d’interprétation : « Si vous me demandez si le savoir-faire matériel de Sony est sur le déclin, je suppose maintenant que je ne peux qu'acquiescer. »

Ken Kutaragi n’est pourtant pas réellement connu pour ce genre de déclaration, mais peut-être la firme a-t-elle désormais un plan de bataille pour améliorer la situation.
Par Vincent Hermann Publiée le 12/09/2006 à 09:21 - Source : INpact Virtuel
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