La CEA attaque la RIAA sur le signal de blocage

V pour Vendetta 78
Il s’agit d’un revers pour la RIAA sur le plan de l’image et de la communication. Après avoir attaqué en mai XM Satellite Radio qui permettait d’enregistrer des chansons entendues sur les radios web en demandant 150 000 dollars par chanson enregistrée par les utilisateurs, l’association demande désormais au Congrès américain de voter une loi visant à imposer un signal dans les diffusions numériques de masse en vue de bloquer les possibilités d’enregistrement.

La CEA (Consummer Electronices Association) attaque aujourd’hui la RIAA sur une décision jugée inadéquate tant sur le plan technologique que sur la manière de procéder. Il existe actuellement aux États-Unis un groupe qui s’occupe déjà de réglementer ce domaine, le Copy Protection Technical Working Group. Mais la RIAA a refusé de faire partie de ce groupe de travail, préférant proposer ses propres solutions.

En fait, elle ne propose techniquement aucune solution. Sur le sujet qui nous intéresse, l’association s’est contentée de demander la mise en place d’un signal de blocage, mais sans apporter le moindre élément concret pour sa mise en place. Pour le président de la CEA, Gary Shapiro, cette demande représente de multiples dangers.

Premièrement, aucun des appareils et logiciels présents actuellement ne serait adapté, rendant de fait leur utilisation illégale. De plus, une telle fonction de blocage rendrait caduc le droit des utilisateurs de faire des enregistrements pour leur utilisation personnelle. De manière générale, si une telle loi venait à être votée, l’ensemble des équipements électroniques devrait être modifié, et les stocks existants devraient être repris, occasionnant des pertes massives pour bon nombre d’acteurs du secteur.

Pour la RIAA, le danger vient des nouvelles radios diffusées par les connexions Internet et les satellites. Ces radios, souvent d’une qualité proche ou égale au CD, permettraient alors aux utilisateurs de se constituer une audiothèque de très bonne qualité sans dépenser le moindre dollar. Mais la situation ne serait pas si différente de l’utilisation des K7 avec les radios traditionnelles, à la différence près, bien sûr, que ces manipulations sont plus simples avec un ordinateur.

Pour Shapiro, il est clair que la RIAA a à cœur de défendre son propre business, avec l’espoir de « maximiser les profits en limitant l’innovation et en minant les droits acquis de longue date par les consommateurs ».
Publiée le 11/08/2006 à 10:51 - Source : Betanews
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