Microsoft, Google et Yahoo montrées du doigt par Amnesty

Au pilori sur la Place des Clichés 91
Les trois énormes sociétés que sont Microsoft, Google et Yahoo viennent d’être publiquement accusées par Amnesty International d’avoir violé la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Une accusation lourde en termes d’image qui ne devrait pas rester sans conséquences.

En ligne de mire directe, l’attitude de ces trois sociétés dans leur implantation en Chine. En échange d’une certaine complaisance qui pourrait faire grimper leur chiffre d’affaires, les firmes n’ont pas hésité, selon Amnesty, à faciliter voire encourager la censure qui règne déjà en Chine. Pour l’organisation, de telles sociétés issues du monde occidental ne devraient pas incliner la tête devant la censure imposée par l’Etat chinois.

Amnesty International « est un mouvement mondial de personnes qui luttent pour les droits humains. Elle intervient au nom des victimes de violations de ces droits, en fondant son action sur une recherche impartiale et sur le droit international. L'organisation est indépendante de tout gouvernement, idéologie politique, intérêt économique ou religion ». Pour cette ONG, tout homme doit pouvoir jouir pleinement des principes de liberté décrits dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

L’un des principaux moteurs de cette Déclaration est en outre la liberté d’expression (Article 19), dont on sait ce qu’elle vaut aujourd’hui en Chine. Amnesty indique en outre que les trois firmes citées ont simplement lancé de vagues promesses visant à calmer l’opinion publique avant d’accepter pleinement les conditions imposées par le gouvernement chinois. Et pour l'ONG, si ces sociétés mentent sur de telles déclarations, alors le reste de leur entière communication est nécessairement douteux.
Par Vincent Hermann Publiée le 20/07/2006 à 09:52 - Source : The Inquirer
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