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Hausse de l'abonnement téléphonique, la grogne monte

Il y a comme une hausse

L’AFORS Télécom voit d’un très mauvais œil la décision de France Télécom d’augmenter les tarifs de l’abonnement téléphonique, effective début juillet. Pour mémoire, l’Association des Opérateurs de Réseaux et Services de Télécommunications a pour mission première d’assurer la promotion et la défense des intérêts professionnels de ses membres. Dans ses rangs, nous trouvons ADP Télécom, Bouygues Telecom, BT, Cegetel, Colt, Completel, Deutsche Telekom France, Neuf Cegetel, MCI, Outremer Télécom, Prosodie, SFR, SRR, Telecom Italia France, UPC Broadband France, ou encore XTS Télécom.

telephoneLa hausse de l’abonnement n’a pas été décidée à la dernière minute. Elle fut négociée par Thierry Breton, alors à la tête de l’opérateur historique avec le gouvernement début 2005. La société obtenait alors 26% d’augmentation, étalée sur une période de 3 ans, pour couvrir les frais du service universel. De 13 à 13,99 euros en mars, à 15 euros aujourd’hui et 16 euros en juillet 2007. « Voilà de quoi donner envie de passer au dégroupage total (c’est à dire de ne plus payer d’abonnement à France Télécom) pour ceux qui peuvent en bénéficier ! » souligne illico l’AFORS avant de tempérer ses propos.

La défection des abonnés vers le dégroupage total est un risque tout relatif en réalité. L’AFORS n’a cessé de demander sans succès la révision des tarifs du dégroupage total et la mise en œuvre d’une offre de revente en gros de l’abonnement. Des demandes restées vaines et supprimant dès lors le choix pour un plus grand nombre de consommateurs d’opter pour un autre fournisseur, avant de subir l’augmentation négociée.

« En effet, compte tenu du prix trop élevé du dégroupage total, les opérateurs alternatifs ne peuvent proposer au public que des offres enrichies du type « triple play » (téléphonie, internet et/ou télévision) » explique l’AFORS. Du coup, seuls ceux disposant d’un ordinateur et qui ont les moyens ou le besoin d’une telle offre multiservice peuvent choisir leur fournisseur de téléphone. « Curieuse situation où la concurrence ne bénéfice qu’aux mieux lotis et à ceux que les services marketing des opérateurs nomment les early adopters (précurseurs dans leurs usages de consommation) ».

L’association rappelle ainsi que « la moitié des Français reste toujours prisonnière de l’abonnement téléphonique de France Télécom et de ses hausses de prix ». Quant à la revente en gros de l’abonnement, les coûts seraient toujours trop élevés pour permettre aux concurrents de proposer aux ménages de offres estimées raisonnables.
Source : Les Echos
Publiée le 05/07/2006 à 11:52

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