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Affaire Hot Coffee : la FTC trop indulgente, selon certains

Il aurait fallu sortir le fouet en cuir clouté...

GTALes membres républicains du House Energy and Commerce Committee se sont déclarés excédés par les décisions de la FTC (Federal Trade Commission) face aux jeux vidéo violents ou indécents. Selon certains républicains, la FTC a été bien trop clémente avec l'éditeur Take Two, dans l'affaire « Hot Coffee ».

Take Two s'était clairement rendu coupable d'avoir dissimulé une scène de jeu à caractère pornographique dans son jeu « GTA : San Andreas », lors de la classification du jeu par l'ESRB américaine. La scène en question était effectivement bloquée, mais un hacker hollandais avait réussi à la rendre aux joueurs par une légère modification.

Après un scandale dans les règles de l'art, Take Two devait s'expliquer devant la FTC. L'éditeur s'en est finalement tiré sans égratignure juridique, sans amende, par un arrangement à l'amiable. Seule contrainte, Take Two, et certainement tout autre éditeur, devra à l'avenir dévoiler la totalité du contenu de ses jeux à l'ESRB, sous la menace d'une amende de 11 000 dollars par jeu vendu, si un second scandale similaire au « Hot Coffee » éclate.

Selon Fred Upton, représentant républicain de l'État du Michigan, cet accord avec la FTC n'est même pas « une tape sur le poignet ». Il ajoute que la FTC aurait dû être bien plus agressive. Joe Barton, un autre républicain du House Energy and Commerce Committee, explique d'ailleurs qu'une enquête est en cours sur ces évènements, dont le rapport sera directement fourni au Congrès américain.

Mais la FTC se défend. Lors d'une audience sur le sujet, l'organe de régulation du commerce américain affirme qu'il n'est pas en mesure d'imposer une punition civile à Take-Two. Mais selon les républicains révoltés par l'affaire, la FTC se doit de prendre position contre les éditeurs qui « exploitent nos enfants par la haine et la violence ». Et la caféine ?

Le principal combat à mener reste sur le terrain des lieux de ventes eux-mêmes, puisqu'une étude de la FTC a établi que 42 % des mineurs de 13 à 16 ans étaient en mesure d'acheter des jeux interdits aux moins de 17 ans. Un chiffre en baisse, il était de 69 % en 2003, mais toujours trop élevé, selon la classe politique américaine.
Publiée le 16/06/2006 à 10:27

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