John Dvorak demande à MS d'arrêter Internet Explorer

Raspoutine des temps nouveaux 137
John Dvorak, après avoir provoqué quelques remous dans ses prévisions et ses souhaits, nous refait part aujourd’hui d’une autre réflexion. Après une longue explication faisant l’apologie d’un MacOS X qui passerait en open source, Dvorak remet le couvert avec pour cible cette fois Internet Explorer.

L’homme préconise ni plus ni moins à Microsoft d’abandonner purement et simplement Internet Explorer. Et il faudrait non seulement que la firme de Redmond abandonne le développement de son navigateur, mais qu’elle soutienne, au choix, Firefox ou Opera. Elle pourrait par exemple faire un don généreux à Mozilla pour le premier, ou investir dans le capital de la société pour le second. Diantre !

Il explique son raisonnement par le nombre incalculable de problèmes apportés par le navigateur à Microsoft, surtout depuis son intégration complète dans Windows. Virus, vers, spywares, procès ou encore la dure compétition de navigateurs technologiquement plus avancés et proposant plus de fonctions.


Dvorak estime que Microsoft sera toujours ennuyé par Internet Explorer. Mais est-ce réellement le cas ? La dernière bêta d’Internet Explorer 7 montre clairement les avancées du navigateur et un gros progrès depuis les versions Preview. Pour autant, son installation sur Windows XP garde la même faiblesse que toutes les autres versions, à savoir un lien total avec le système d’exploitation. Aussi, n’importe quelle faille dans le navigateur ouvre une porte géante vers Windows.

Concernant l’intégration dans Vista, le calcul est complètement différent. Les liens entre le navigateur et le système sont coupés et Internet Explorer 7 s’exécute dans une zone mémoire séparée du reste du système prenant donc appui sur le système de comptes utilisateurs. Exit donc les droits administrateur pour le navigateur. De plus, si Internet Explorer n’est pas la référence pour le respect des standards du W3C, la firme fait des efforts dans ce sens et arrêter le développement du navigateur provoquerait une multitude de travaux nécessaires sur bien des sites.

Il n’en reste pas moins que l’intégration de Firefox et Opera est effectivement une idée séduisante. Réaliste, c’est moins certain.
Publiée le 26/04/2006 à 15:47 - Source : Ars Technica
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