Royaume de l'étrange : si MacOS X devenait open source ?

Bonjour, vous avez de l'aspirine 4g s'il-vous-plait ? 192
John Dvorak de chez PC Mag nous a livré une analyse en marge des réflexions habituelles sur Apple. La société a prouvé plusieurs fois qu’elle pouvait assurer des revirements immenses, tant matériels que logiciels. Pourtant, même avec un lancement silencieux, Boot Camp n’en finit plus de faire parler de lui.

Beaucoup y voient simplement la possibilité de faire tourner Windows XP sur les Mac Intel et, là-dessus, personne ne viendra les contredire. Mais cela signifie-t-il pour autant que ce très étrange mouvement de la part d’Apple doit s’arrêter là ? Car Boot Camp est un pas d’Apple vers Windows XP et on peut se poser la question du but de tout ceci. Pourquoi par exemple offrir cette solution alors que la société aurait pu par exemple lancer une machine virtuelle prenant appui sur la Virtualization Technology présente dans les Core Duo ?

Pour John Dvorak, il s’agit simplement d’un coup de semonce, une sonde pour mesurer la température de la réaction à cette démarche. En version bêta, Boot Camp peut être essayé par des dizaines de milliers d’utilisateurs sans que la société ait l’obligation de lever le petit doigt en cas de problèmes. Mais il ne s’agit pas nécessairement d’une réaction à l’aspect technique de cette solution.


Dvorak estime que le lancement de MacOS X vers tous les PC arriverait à point nommé, maintenant que des études ont mis en avant qu’à peine la moitié des PC dans le monde pourrait faire fonctionner Vista convenablement il voit également Boot Camp comme un test marketing dont les résultats permettront à Apple de prendre des décisions basées sur de nouvelles prédictions.

On ne parle pas ici seulement de technique, car Windows n’est pas entouré d’une communauté comme peut l’être MacOS X. Aussi la réaction des utilisateurs se pose sur deux plans : le premier, technique, pour savoir simplement si le produit fonctionne correctement, et le deuxième, « politique », pour mesurer l’acceptation de cette idée saugrenue (Windows sur Mac !) :
  • Comment Windows marche-t-il sur nos machines ?
  • Qu’est-ce que les gens en pensent ?
  • Que faisons-nous maintenant ?
Globalement, la réaction est positive, du moins pour le moment. Il faudra suivre également la réaction du marché à Boot Camp, car prédire à l’avance l’influence sur les clients potentiels serait beaucoup trop prématuré, surtout pour un logiciel en version bêta. Mais avec l’inscription récente d’Apple au BAPco, peut-on savoir vraiment où se dirige MacOS X ?


Leopard, la prochaine révision du système d’exploitation (version 10.5), arrivera à un drôle de moment. Première nouvelle version à voir le jour sur un nouveau type de matériel issu directement du monde des PC, MacOS X 10.5 sera placé en face de Vista. Là encore, on peut garder dans l’idée qu’iPapy (Steve Jobs) nous garde quelques surprises pour avoir la possibilité de sourire à l’évocation de Vista comme un père sourit au souvenir des bêtises de son jeune fils. Mais la question : que doit faire Apple pour déloger Microsoft de son hégémonie sur les machines de bureau ? Personne n’y est arrivé, et si la situation évolue actuellement, elle le fait à un rythme très lent.

Dvorak a quant à lui une idée radicale : ouvrir le code de MacOS X. Une telle action, même si on peut douter franchement de sa probabilité, aurait probablement des effets radicaux sur le paysage logiciel. Il est évident qu’un grand nombre de développeurs se réunirait autour de ce nouveau phénomène et que cette ouverture aurait un corollaire : l’arrivée du système sur n’importe quel PC. Après tout, avec une ouverture du code, il ne faudrait pas longtemps avant que le système soit adapté aux machines traditionnelles et qu’une foule de pilotes débarque pour rendre la chose possible.

L’autre point essentiel, selon Dvorak, serait que la bataille qui s’engagerait alors entre MacOS X et Linux capterait une très grande partie de l’attention, et ce, au détriment de Windows. Des trois grands systèmes d’exploitation se partageant les machines de bureau, Windows serait alors le dernier à posséder un code fermé.

Allez, assez rêvé pour aujourd’hui, retournons à nos activités quotidiennes.
Par Vincent Hermann Publiée le 19/04/2006 à 17:11
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