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Phishing : la chasse est ouverte chez AOL

Jeux de roumains, jeux de vilains

AOLAOL passe à la vitesse supérieure contre le vol d’informations sur Internet. La société va tirer partie de la loi antiphishing adoptée en Virginie, état où elle a son siège social. Comme le rapporte Associated Press, elle a décidé d’attaquer trois groupes internationaux soupçonnés d’avoir volé des informations chez ses abonnés, via des faux mails officiels du FAI.

Or ces trois actions en justice représentent tout de même 18 millions de dollars d'indemnisation dans leur intégralité. Une trentaine de personnes sont mises en cause, pour violation de la loi antiphishing, mais également de la loi Lanham Act, qui protège les marques (reproduction de logos, etc.). Le réseau en question étend ses tentacules aux Etats-Unis mais également en Allemagne ou en Roumanie, ce qui rendra forcément délicate l’opération.

Plusieurs pays cherchent à offrir aux FAI et abonnés les moyens de lutter contre le phishing. Le gouvernement britannique, par exemple, a dans ses cartons un texte pouvant conduire à 10 ans de prison, maximum. En France, cette forme d'escroquerie est théoriquement punie de cinq ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende. Ici, la première condamnation en ce milieu date de septembre 2004 lorsque le Tribunal Correctionnel de Strasbourg avait puni de 8 500 euros de dommages et intérêts et un an de prison avec sursis l'auteur d'un faux site du Crédit Lyonnais. Un sénateur voudrait sanctionner l'usurpation numérique en tant qu’infraction spéciale, non plus assimilée à la simple escroquerie tant bien que mal. Il préconise une année d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende contre le fait « d'usurper sur tout réseau informatique de communication l'identité d'un particulier, d'une entreprise ou d'une autorité publique. » Le texte en est toujours au stade de la procédure législative.

Afin de protéger les réseaux, les Etats-Unis ont également adopté la loi Can-Spam Act qui prévoit de lourdes sanctions envers ceux qui « envoient des messages mensongers ou à caractère pornographique sans avertir au préalable ceux qui les reçoivent. » L’an dernier déjà, un spammeur, Jeremy Jaynes, avait été condamné à neuf ans de prison pour avoir envoyé illégalement jusqu'à 10 millions d'emails non sollicités… par jour. Il avait également récupéré frauduleusement la base de données d'America On Line, garnie de 84 millions d'adresses e-mail.
Publiée le 28/02/2006 à 09:14

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