MPAA vs BitTorrent : et le combat continue

MPAA mal ! 59
La MPAA continue son combat contre les branches pirates du réseau BitTorrent. Le protocole de téléchargement de fichiers P2P, légal en lui-même, n'est pas toujours utilisé en accord avec les lois sur les droits d'auteurs, et nombre de sites de recherches de « films de vacances » viennent d'en faire les frais.

La MPAA pousse donc sa stratégie anti-piratage plus loin en s'attaquant directement aux sites populaires qui facilitent l'acquisition de copies illégales de fichiers via BitTorrent. Ces sites ne distribuent pas les fichiers directement, mais l'association de défense des droits d'auteurs américaine leur reproche leur complicité dans le trafic. L'organisme américain affirme notamment avoir attaqué pour la première fois des sites qui conseillaient à leur utilisateurs l'utilisation du système de newsgroup de Usenet.

« L'extinction de ces réseaux très puissants de distribution de fichiers illégaux est une étape significative pour contenir le raz de marée du piratage sur Internet » explique le responsable du combat anti-piratage de la MPAA, John Malcom.

La loi américaine DMCA (Digital Millennium Copyright Act) protège les moteurs de recherche de bonne foi qui ne sont pas au courant de la présence de liens illégaux dans leurs résultats, mais uniquement s'ils ne tirent aucun revenu de l'affichage de ces liens, et les suppriment rapidement après la demande des ayant-droits. Mais les attaques de la MPAA concernent principalement des sites de recherches spécialisés dans les fichiers pirates disponibles via BitTorrent.

Parmi les cibles des attaques en justice, on citera Torrentspy.com, IsoHunt, BTHub.com, TorrentBox.com, NiteShadow.com, Ed2k-It.com, NZB-Zone.com, BinNews.com ou encore DVDRs.net.

La justice américaine n'a pas encore formé de jurisprudence quant à ce type d'affaire. La question est de savoir si la mise à disposition de liens de fichiers pirates après une recherche est, en soi, une violation des droits d'auteur. Les MPAAprécédentes affaires similaires ne sont jusqu'alors pas passées devant le juge, car réglées à l'amiable avant l'ouverture d'un procès.

La MPAA n'a en revanche pas eu de mal à faire fermer quelques grands sites commparables, comme Suprnova, ou LokiTorrent par exemple. Et après la chute de RazorBack2 pour le réseau P2P eDonkey, les actions prennent chaque jour un peu plus d'ampleur.

Les réseaux LimeWire et eDonkey pourraient aussi être bientôt menacés par la MPAA, qui les a déjà avertis de potentielles poursuites s'ils permettaient encore la distribution de copies illégales. Le cas du réseau en lui-même reste cependant flou, car BitTorrent permet certes de distribuer du fichier pirate, mais le réseau P2P a récemment pu trouver un accord avec la MPAA en acceptant de retirer tous les résultats illégaux de son moteur de recherche officiel.
Par Bruno Cormier Publiée le 24/02/2006 à 11:28
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