Sony-BMG : l'effet boomerang du verrou anticopie ?

Certains vont prendre une dévérrouillée 16
Nouvel effet de l’affaire dite « des rootkits Sony BMG » ? Andrew Lack, CEO historique de Sony BMG, vient d’être remplacé à la tête de la société. C’est Rolf Schmidt-Holtz qui prend sa place, au siège du directeur de la Major. Ce dernier était ancien directeur de BMG avant 2004, lorsque la société s’acoquina avec Sony. Adrew Lack deviendra illico président du conseil d'administration, ancien poste de Rolf Schmidt-Holtz

Sans être unique, l’affaire des verrous anticopie est dans le peloton de tête des raisons de ce changement de Chief Executive Officer. « La plupart des gens, d'après moi, ne savent pas ce que c'est qu'un rootkit, alors pourquoi devraient-ils se préoccuper de cela ? » avait déclaré un poulain de Andrew Lack, Thomas Hesse, alors responsable de la branche numérique du groupe. Une remarque qui laissait une idée du traitement du problème par le groupe, avant l'avalanche d'actions en justice qui le ramena à la raison. Selon le New York Post, la joint venture SonyBMG pourrait même être remise en question. Le journal tire ses « informations » de rumeurs dans l’industrie du disque qui estimeraient que, sans amélioration des résultats et de la politique interne, l’issue serait hasardeuse.

En parallèle, le Department of Homeland Security (DHS) réfléchit actuellement à une solution pour éviter une affaire similaire de verrous anticopie, mettant en danger la sécurité des usagers. Jonathan Frenkel, chef du service législation au DHS a déclaré sur ce point, lors de la conférence RSA que « la loi ou la régulation peuvent ne pas être appropriées dans tous les cas, mais elles peuvent être justifiées dans certaines circonstances. »
Par Marc Rees Publiée le 20/02/2006 à 15:38 - Source : Ratiatum
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