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GTA condamné même par les professionnels du sexe

Les prostituées s'indignent !

Le SWOP (Sex Workers Outreach Project), une association américaine visant à décriminaliser la prostitution et améliorer ses conditions de travail, vient elle-aussi de condamner le jeux Grand Theft Auto au nom des droits fondamentaux de chacun.

L'association, pourtant « opposée à toute forme de censure », s'indigne des pratiques possibles dans le jeu GTA, qui se met décidément à dos toutes les couches de la société américaine, aussi puritaines que libertaires. Ici, les défenseurs des prostituées s'indignent :

« Nous nous opposons à tout média représentant les travailleurs du sexe comme des cibles légitimes de violence, de viol et de meurtre. [...] Nous encourageons de tout notre coeur les citoyens à voter avec leurs dollars, en refusant d'acheter des produits qui encouragent le dénigrement et la destruction des prostituées. Etant donné que le jeu GTA induit aux joueurs cette description du viol et du meurtre de prostituées, le SWOP-ASU appelle tous les parents et tous les joueurs à boycotter GTA » explique la déclaration officielle de l'association.

La réaction du SWOP se fait vite comprendre dès que l'on constate la liberté du joueur. Quasi-totale dans GTA, il peut s'attaquer aux prostituées virtuelles qui proposent leurs services dans les rues des différents opus du jeu, depuis GTA III. Une pratique s'était instaurée, de tuer ces prostituées pour récupérer leur argent, ou d'exploiter leur offre (oui c'est possible), avant de les tuer pour... se rembourser. Beaucoup de joueurs l'auront pris à la rigolade, mais les défenseurs de la profession la plus vieille du monde ne voient pas la chose avec autant de légèreté.

GTA réserve en fait le même sort aux prostituées du jeu qu'aux autres protagonistes. Le joueur peut massacrer tous les passants, jeunes ou vieux, hommes ou femmes, et de toutes les minorités ethniques possibles. Depuis GTA 3 sorti en 2001, ces meurtres concernent toute la population virtuelle du jeu, et le SWOP semble ne s'en rendre compte qu'aujourd'hui seulement.

Après le scandale du patch Hot-Coffee, le jeu fut attaqué de toute part, de Hylary Clinton à la grand-mère ayant acheté le jeu à son petit enfant. Depuis, le jeu est interdit aux moins de 18 ans, et il fut retiré des plus grands magasins américains. Take-Two, l'éditeur de GTA, est poursuivi par un procureur californien pour infraction à la loi de l'Etat sur les produits pornographiques.

Et l'affaire continue ailleurs. Le cabinet d'avocat Milberg Weiss vient d'engager une action collective en justice contre Take-Two, qui aurait profité d'un jeu illégal au regard des lois sur la pornographie pour vendre 661 000 actions grâce au succès du titre, avant que l'affaire Hot Coffee n'éclate, faisant alors s'effondrer le court de l'action en bourse. Le cabinet cherche en fait à regrouper les petits actionnaires de Take Two qui se sentent lésés par la dissimulation du contenu pornographique du jeu. Ces derniers auraient acheté des actions sans vraiment connaître la teneur du jeu de Take-Two, bref, GTA n'en a pas terminé avec les critiques...
Source : bit-tech
Publiée le 16/02/2006 à 10:16

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