Le Congrès américain abuse de l'édition sur Wikipedia

Quand la politique est elle-même une limite à la liberté d'expression 146
CapitolAlors que l'encyclopédie libre en ligne Wikipedia est actuellement critiquée par la trop grande liberté donnée à l'édition de ses différents articles, c'est cette fois le Congrès américain qui replonge les pieds dans le plat, plus ou moins volontairement.

Beaucoup reprochaient à l'encyclopédie de permettre la publications d'articles faux, ou entachés d'erreurs trop fréquentes. Cette fois, Wikipedia fut le terrain de jeu des sénateurs américains, siégeant au Congrès. L'encyclopédie a servi de support à de nombreuses modifications, politiquement orientées dans le meilleurs des cas, ou même complètement futiles et juvéniles parfois.

On s'amuse partout, semble-t-il, particulièrement au Congrès pendant les heures libres des sages. Ces derniers ont été pris la main dans le sac pour avoir modifié de nombreuses entrées de l'encyclopédie en ligne, plus de 1000 éditions effectuées sous les IP allouées au Senat et à la Chambre des représentants.

Les modifications allaient de l'attaque personnelle envers un sénateur ennemi aux plus grands délires partisans. Les exemples sont nombreux, tous plus puériles les uns que les autres. L'un des membres affirme qu'un autre a été élu « le sénateur le plus ennuyeux du Congrès », d'autres ont modifié l'article sur l'Irak pour justifier la dernière attaque américaine en établissant un lien direct entre Saddam Hussein et Al Qaida, ce qui reste entièrement à prouver. D'autres enfin, sont allés jusqu'à tenter de supprimer toutes les références au mot « libéral » et à la notion de libéralisme, etc.

Les chenapans de l'Etat sont alors allés à l'encontre des règles élémentaires de l'encyclopédie, qui affirme avoir en conséquence bloqué les IP connues de tout le Congrès américain. Les grands sages, punis et privés de Wikipedia, penseront maintenant à faire leurs petites modifications depuis chez eux, et pas pendant les heures de récréation du Congrès.
Publiée le 31/01/2006 à 11:16
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